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Biographie détaillée de Jiddu Krishnamurti



Ce texte est la traduction de la page web anglaise de Wikipédia consacrée à Jiddu Krishnamurti, dans sa version de juin 2007.

Voir aussi : Biographie résumée
et Biographie wiki page française

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Pour le lecteur qui souhaiterait approfondir, il est suggéré de se reporter aux deux principales sources biographiques :

— La biographie de Pupul Jayakar : « Krishnamurti, une vie » - Les Presses du Châtelet (Réédition de : « Krishnamurti . Sa vie, son oeuvre » - L’âge du verseau - Editions Belfond.)

— La biographie de Mary Lutyens en 3 tomes - « Krishnamurti. Les années de l’éveil », « Krishnamurti. Les années d’accomplissement », « Krishnamurti. La porte ouverte » - Editions Arista.


Sommaire

Biographie
Contexte familial et enfance
La « découverte » et ses conséquences
Les années de jeunesse
Rompre avec le passé
Les années du milieu de la vie
Les dernières années

Qui est Krishnamurti
Les thèmes récurrents
Le savoir
La Peur et le Plaisir
La Méditation
L’Education

L’influence
La critique
Liste incomplète des œuvres publiées
Références
Principales biographies
D’autres biographies, mémoires, souvenirs.
Bibliographies
Liens Externes
Sujets spécifiques
Un répertoire Krishnamurti

Notes de bas de page


Introduction

Jiddu Krishnamurti ou J. Krishnamurti (12 mai 1895 - 17 février 1986) fut un auteur et un orateur bien connu sur les sujets philosophiques et spirituels fondamentaux. Après avoir publiquement renoncé, à l’âge de 34 ans, à la renommée et au statut de Messie qu’il avait gagné en étant proclamé la nouvelle incarnation de Maitreya Bouddha par la Société Théosophique, il passa le reste de sa vie à voyager autour du monde en expliquant aux gens le besoin de se transformer par eux-mêmes au travers de la connaissance de soi. Il a soutenu qu’un changement fondamental dans la société peut émerger seulement par un changement radical de l’individu, puisque la société est le produit des interactions entre individus. Bien qu’il ait été très sensible aux questions contemporaines aux cours des décennies, ses réponses étaient enracinées dans sa vision intemporelle de la vie et de la vérité. En tant que tel, il a essayé de transcender toutes les frontières artificielles de la religion, de la nationalité, de l’idéologie, et du penser sectaire.

Refusant de jouer le rôle de gourou, il a exhorté ses auditeurs à observer les questions fondamentales de l’existence avec honnêteté, persistance et ouverture d’esprit.

Krishnamurti est né dans une famille de Brahmanes Télougou à Madanapalle en Inde, et en 1909 il rencontra C.W. Leadbeater sur la plage privée du siège de la Société Théosophique à Adyar, Chennai, Inde. Il fut ensuite élevé sous la tutelle de Annie Besant et C.W. Leadbeater, dirigeants de la société à cette période, qui le voyaient comme le « véhicule » de « l’Instructeur du Monde » qu’ils attendaient. Jeune homme, il désavoua cette idée et dissout une organisation mondiale (l’Ordre de l’Etoile) constituée pour le soutenir. Il passa le reste de sa vie à voyager à travers le monde en tant qu’orateur à titre individuel, s’adressant à des auditoires larges ou modestes aussi bien qu’à des personnes manifestant de l’intérêt. Il est l’auteur d’un bon nombre de livres, parmi lesquels La Première et Dernière Liberté, La Révolution du Silence, et le Journal. De plus, une grande collection de ses conférences et discussions ont été publiées. A l’âge de 91 ans il s’est adressé aux Nations-Unies sur le sujet de la paix et de la conscience, et s’est vu décerner la médaille de la paix des Nations-Unies pour l’année 1984. Sa dernière conférence publique eut lieu à Madras en Inde en janvier 1986, un mois avant sa mort à son domicile à Ojai en Californie.

Ses sympathisants, travaillant dans plusieurs fondations non-lucratives, supervisent un certain nombre d’écoles indépendantes centrées sur ses vues concernant l’éducation – en Inde, en Angleterre et aux Etats-Unis – et continuent à transcrire et distribuer beaucoup de ses milliers de conférences, d’entretiens individuels ou en groupe, et d’autres écrits, en les publiant sous des formats variés tels que livres, enregistrements sonores et vidéos, ainsi que sous forme numérisée ou diffusée en ligne, en de nombreuses langues.


Biographie

Contexte familial et enfance

Jiddu Krishnamurti est issu d’une famille de brahmanes parlant le Télougou. Son père, Jiddu Narianiah, était un fonctionnaire de l’administration britannique coloniale. Ses parents, cousins au second degré, eurent onze enfants au total, dont seulement six survécurent. Ils étaient végétariens stricts, évitant même de manger les œufs et jetant toute nourriture qui « aurait croisé l’ombre d’un anglais »[1].

Il est né le 12 mai 1895 (11 mai selon le calendrier brahmane), dans la petite ville de Madanapalle dans le district de Chittor en Andra Pradesh à environ 150 miles (250 km) au nord de Madras (maintenant Chennai).[2]

En 1903, la famille s’est installée dans le Cudappah où Krishnamurti avait contracté la malaria lors d’un séjour précédent, une maladie dont il aurait à souffrir d’accès récurrents durant de nombreuses années. C’était un enfant sensible et maladif ; « dans la lune et rêveur », il fut souvent considéré comme mentalement retardé , et fut régulièrement battu à l’école par ses professeurs et à la maison par son père.[3] Dans les mémoires qu’il écrivit à l’âge de dix huit ans, il décrit aussi des expériences « psychiques », ayant « vu » sa sœur après sa mort en 1904, ainsi que sa mère qui est morte en 1905 quand il avait dix ans.[4][5]

Narianiah le père de Krishnamurti, prit sa retraite à la fin de 1907, et, ayant des moyens limités, écrivit à Annie Besant, alors présidente de la Société Théosophique, pour chercher un emploi au domaine des 260-acre, siège social de la Théosophie à Adyar. (Bien que brahmane orthodoxe et observant, Narianiah avait été membre de la Société Théosophique depuis 1882[6]). Il fut par la suite engagé par la Société comme secrétaire, et sa famille y emménagea en janvier 1909.[7]

La « découverte » et ses conséquences

Ce fut quelques mois après le dernier déménagement que Krishnamurti fut trouvé par le grand occultiste et théosophe de haut rang C.W.Leadbeater, aux prétentions de clairvoyance. Pendant ses incursions à la plage du domaine Théosophique, sur le fleuve jouxtant Adyar, Leadbeater avait remarqué Krishnamurti, (qui fréquentait aussi la plage avec les autres), et fut stupéfié par la « plus merveilleuse aura qu’il ait jamais vue, dépourvue de toute particule d’égoïsme ».[8][9] Cette impression forte existait malgré l’apparence extérieure de Krishnamurti, qui, selon des témoins oculaires, était assez commune, quelconque, et négligée. Le garçon était aussi considéré comme « particulièrement simplet » ; il avait souvent « une expression vide » qui « lui donnait un regard presque abruti ». Leadbeater resta fermement convaincu que le garçon deviendrait un grand enseignant.[10]

Pupul Jayakar, dans sa biographie de Krishnamurti [11], le cite, parlant de cette période de sa vie quelque 75 ans après : « Le garçon avait toujours dit, « Je ferai tout ce que vous voulez ». Il y avait un élément de soumission, d’obéissance. Le garçon était distrait, incertain, inconsistant ; il n’a pas semblé s’inquiéter de ce qui se produisait. Il était comme un navire, avec un grand trou à l’intérieur, tout ce qui y passait traversait sans que rien ne reste. » [12]

Au sujet de son enfance, Krishnamurti écrivit dans son journal : « Aucune pensée n’est entré dans son esprit. Il observait et écoutait et rien d’autre. La pensée avec ses associations n’a jamais pris place. Il n’y avait aucune fabrication d’image. Il a souvent essayé de penser mais aucune pensée ne venait. » [13]

Après la « découverte », Krishnamurti fut placé sous l’aile de la direction de la Société Théosophique de Adyar et de son cercle intérieur. Leadbeater et un nombre restreint d’associés de confiance furent chargés d’éduquer, de protéger, et plus généralement de préparer Krishnamurti comme le « véhicule » de « l’Instructeur du Monde » attendu. [14]

Annie Besant (g.), Charles W. Leadbeater (debout), Krishnamurti (d.)

Plus tard en 1911, une nouvelle organisation appelée l’Ordre de l’Etoile fut établie par la direction Théosophique afin de préparer le monde à la « venue » annoncée. Krishnamurti fut nommé à sa tête, avec des Théosophes aînés à diverses positions. L’adhésion était ouverte à quiconque acceptait la doctrine de la venue de l’ « Instructeur du monde ». [15] [16] La polémique éclata peu après, à la fois à l’intérieur de la Société Théosophique et en dehors, dans les cercles Hindous et la presse indienne [17] [18] [19]

Krishnamurti (ou Krishnaji comme on l’appelait souvent [20]) et son plus jeune frère Nitya furent pris en tutorat à titre privé dans l’enceinte Théosophique de Madras , et plus tard furent emmenés vers une vie comparativement opulente dans un cercle de la haute société européenne afin de terminer leur éducation. Pendant toute cette période, Krishnamurti a développé un lien fort avec Annie Besant, une relation mère-fils de substitution. Son père, repoussé à l’arrière plan par le remous d’intérêt autour de Krishnamurti, a poursuivi la Société Théosophique en 1912 pour protéger ses intérêts parentaux. Après une bataille légale prolongée, Besant prit la garde légale de Krishnamurti et de son frère Nitya. [21] [22] En raison de cette séparation de sa famille et de sa maison, Krishnamurti et son frère devinrent extrêmement proches, et dans les années suivantes ils voyagèrent souvent ensemble.

Les années de jeunesse

Mary Lutyens, dans sa biographie de Krishnamurti, déclare qu’il y eut un temps où il a entièrement cru qu’il devait devenir l’« Instructeur du Monde », après un soutien et une éducation correctes dans les domaines spirituels et séculaires. Un autre biographe décrit le programme quotidien qui lui fut imposé par Leadbeater et ses associés, qui incluait entre autres des exercices sportifs rigoureux, des cours particuliers dans de nombreuses matières scolaires, des leçons théosophiques et religieuses, le yoga et la méditation, ainsi que l’instruction de l’hygiène et des bonnes manières de la société et de la culture britanniques. [23] À la différence des sports, où il a montré une aptitude naturelle, Krishnamurti a toujours eu des problèmes avec le formalisme scolaire et n’avait aucun penchant académique. Il a finalement abandonné l’éducation universitaire après plusieurs tentatives d’admission. Il apprit des langues étrangères, parvenant à parler plusieurs d’entre elles (le Français et l’Italien entre autres) avec une certaine maîtrise.

Durant cette période, il a apparemment apprécié la lecture de passages de l’Ancien Testament, et a été impressionné par certains des classiques occidentaux, particulièrement Shelley, Dostoïevski et Nietzsche. Il avait également, depuis l’enfance, des aptitudes considérables pour l’observation et la mécanique, pouvant correctement démonter et remonter des mécanismes complexes.

Krishnamurti dans les années 1920

Son image publique, cultivée à l’origine par les théosophes, « ...fut caractérisée par un extérieur bien lissé, une sobre détermination, une apparence cosmopolite et en d’autres mots, un détachement dans son comportement confinant à la béatitude. » Et dans les faits, « ...on pourrait dire que toutes ces caractéristiques s’appliquent à l’image publique de Krishnamurti de la fin de sa vie. » [24]. Il apparût clairement très tôt qu’il « ... possédait un magnétisme personnel inné, sans être d’un type physique chaleureux, mais qu’il était néanmoins émotif dans son austérité, et porté à inspirer la vénération. » [25]. Cependant, alors que Krishnamurti grandissait, il montra des signes de rébellion adolescente et d’instabilité émotionnelle, s’irritant du régime qui lui était imposé et ayant de temps en temps des doutes à propos de l’avenir qu’on lui prescrivait. [26]

En 1922, Krishnamurti et Nitya voyagèrent de Sydney à la Californie en passant par la Suisse. En Californie, ils logèrent dans une maison située dans une vallée reculée près d’Ojai, qui leur fut prêtée pour l’occasion par un américain membre de l’Ordre de l’Etoile. Finalement un groupe de sympathisants l’acquirent pour lui avec la propriété environnante, qui devint désormais le domicile officiel de Krishnamurti [27].

C’est à cet endroit, en août 1922, que Krishnamurti est passé par une intense expérience qui a transformé sa vie [28] [29]. Elle a été simultanément et invariablement caractérisée comme un éveil spirituel, une transformation psychologique, et un « conditionnement » physique. Krishnamurti et ses proches l’appelèrent « le processus », qui continua de se produire fréquemment avec une intensité variable jusqu’à sa mort.[30] [31] Les témoins rapportent qu’il a commencé à l’âge de 17 ans, avec une douleur extraordinaire et un gonflement dur comme une balle à la nuque et au cou. Les deux jours suivants, les symptômes s’aggravèrent, avec l’augmentation de la douleur, un malaise et une sensibilité physique extrême, et des divagations délirantes occasionnelles. Puis il parût sombrer dans l’inconscience ; en réalité, il a raconté qu’il était très conscient de son environnement et que pendant cet état, il eût une expérience « d’union mystique ». [32] Le jour suivant, les symptômes, et l’expérience, s’accrurent, culminant avec un sens « de paix immense ».[33]

« ... J’étais suprêmement heureux, parce que j’avais vu. Rien n’a pu jamais être identique. J’ai bu à l’eau pure et claire et ma soif a été apaisée. ... J’ai vu la Lumière. J’ai touché la compassion qui guérit toute peine et toute souffrance ; ce n’est pas pour moi-même mais pour le monde. ... L’amour dans toute sa gloire a intoxiqué mon cœur ; mon cœur ne pourra jamais se refermer. J’ai bu à la fontaine de la Joie et de l’éternelle Beauté. Je suis intoxiqué de Dieu. » [34]

Des incidents semblables ont continué avec des interruptions courtes jusqu’à octobre, et ont repris plus tard régulièrement, toujours impliquant, à divers degrés, des douleurs physiques pour marquer le début du « processus », accompagné par ce qui est décrit, de manière variable, comme « présence », « bénédiction », « immensité », et « caractère sacré », qui, selon certaines informations, a souvent été, « ressenti » par les personnes présentes.

Plusieurs explications ont été proposées pour les évènements de 1922, et le « processus » en général. [35] Leadbeater et d’autres théosophes, bien qu’ils se soient attendus à ce que le « véhicule » ait certaines expériences paranormales, furent radicalement déconcertés face aux développements de l’ensemble du phénomène et devant une impasse pour l’expliquer. Le « processus », et l’incapacité de Leadbeater de l’expliquer de manière satisfaisante, eurent d’autres conséquences si l’on en croit le biographe R.Vernon :

Le processus d’Ojai, quelque soit sa cause ou sa validité, fut une étape importante et bouleversante pour Krishna. Jusqu’à ce moment son progrès spirituel, aussi bien quadrillé que possible, avait été planifié par délibération solennelle des sommités de la Théosophie. … Quelque chose de nouveau s’était maintenant produit pour lequel la formation de Krishna ne l’avait pas entièrement préparé. … Un fardeau fut enlevé de sa conscience et il fit son premier pas vers l’individualité. … Dans la perspective de son futur rôle d’instructeur, le processus constitua sa fondation. … Il était venu à lui tout seul et n’avait pas été planté en lui par ses mentors… il fournissait à Krishna le sol dans lequel son esprit de confiance et d’indépendance récemment découvert pourrait prendre racine. [36] [37]

Finalement, la mort inattendue de son frère Nitya le 11 novembre 1925 à l’âge de 27 ans, de tuberculose, après une longue maladie, choqua fondamentalement la croyance et la foi de Krishnamurti en la Théosophie et les dirigeants de la société théosophique. [38] D’après les témoins, la nouvelle le « brisa complètement ». Il lutta pendant des jours pour surmonter sa douleur, ce qui aboutit « ...à passer par « une révolution intérieure, à trouver une force nouvelle ». [39] L’expérience de la mort de son frère détruisit toutes les illusions restantes, et les choses ne seraient plus jamais les mêmes.

« ... Un ancien rêve est mort et un nouveau naît, comme une fleur qui traverse la terre dure. Une nouvelle vision prend naissance et une plus grande conscience se déploie... Une nouvelle force, née de la souffrance, palpite dans les veines, une sympathie et une compréhension nouvelles naissent de la souffrance passée – un plus grand désir de voir les autres moins souffrir, et, s’ils doivent souffrir, de veiller à ce qu’ils le supportent noblement et en sortent sans trop de cicatrices. J’ai pleuré, mais je ne veux pas que les autres pleurent ; mais s’ils le font, je sais ce que cela signifie. » [40]

Rompre avec le passé

La vision nouvelle et la prise de conscience de Krishnamurti continua à se développer et atteint un sommet en 1929, lorsqu’il refusa les tentatives de Leadbeater et Besant de continuer avec l’Ordre de l’Etoile. Krishnamurti prononça la dissolution de l’Ordre au cours d’un discours abordant plusieurs autres sujets, à l’occasion de la réunion annuelle de Star Camp à Ommen en Hollande, le 3 août 1929, devant Annie Besant et plusieurs milliers de membres [42].

« Peut être vous souvenez vous de cette histoire du diable et de son ami : Ils marchaient dans la rue quand ils virent devant eux un homme se baisser pour ramasser quelque chose et le mettre dans sa poche. L’ami dit au diable : ’ Qu’est ce que cet homme vient de ramasser ? ’ ’ « Un petit bout de Vérité » répondit le diable. ’ Mauvaise affaire pour vous, alors !’ remarqua l’ami. ’Oh, pas du tout’, répliqua le diable, ’ je vais l’aider à l’organiser ! ’. Je maintiens que la vérité est un pays sans chemins, que vous ne pouvez l’approcher par aucune route, quelle qu’elle soit : aucune religion, aucune secte. Tel est mon point de vue : et j’y adhère d’une façon absolue et inconditionnelle. La vérité étant illimitée, inconditionnée, inapprochable par quelque sentier que ce soit, elle ne peut pas être organisée ; on ne devrait pas non plus créer des organisations qui conduisent ou forcent les hommes à suivre un chemin particulier.[43] Si vous comprenez bien cela dès le début, vous verrez à quel point il est impossible d’organiser une croyance. »

Et aussi :

« Il n’y a rien là de tellement extraordinaire puisque je ne veux pas de disciples et je tiens à le dire. Dès le moment où l’on suit quelqu’un, on cesse de suivre la Vérité. Je ne me préoccupe pas de savoir si vous faites attention ou non à ce que je dis. Je veux faire une certaine chose dans le monde, et je la ferai avec une invariable concentration. Je ne me préoccupe que d’une seule chose essentielle : libérer l’homme. Je désire le libérer de toutes les cages, de toutes les peurs, et non pas fonder des religions, de nouvelles sectes, ni établir de nouvelles théories et de nouvelles philosophies. »[44]

A la suite de la dissolution, Leadbeater et d’autres Théosophes se retournèrent contre Krishnamurti et se demandèrent publiquement si « ’Celui qui vient’ avait pu tomber dans l’erreur ». Mary Lutyens déclara : « … après toutes ces années à annoncer la Venue, à se prémunir encore et encore contre le danger de voir l’Instructeur du Monde rejeté parce qu’il serait tenu de dire quelque chose de totalement nouveau et d’inattendu, quelque chose de contraire à la plupart des idées préconçues et des espoirs des gens, les dirigeants de la Théosophie, l’un après l’autre, tombèrent dans le piège contre lequel ils avaient si assidûment mis en garde les autres. »[45]

Krishnamurti avait dénoncé toutes les croyances organisées, la notion de « gourou », et l’ensemble de la relation de maître à disciple, préférant se consacrer à travailler à rendre l’homme absolument, totalement libre. A partir de ce moment, il commença à se retirer de la Société Théosophique et de ses enseignements et pratiques, bien que restant en termes cordiaux avec certains de ses membres et ex-membres tout au long de sa vie. Comme le note sa biographe Lutyens, il n’a jamais démenti être l’Instructeur du Monde, disant à Lady Emily : « Vous savez Maman, je n’ai jamais nié cela [être l’Instructeur du Monde], j’ai seulement dit que cela n’avait pas d’importance ce que je suis ou qui je suis mais qu’ils devraient examiner ce que je dis, ce qui ne signifie pas que j’aie nié être l’Instructeur du Monde ». Quand un journaliste lui demanda s’il était le Christ, il répondit « Oui, dans le sens pur, mais pas dans l’acception traditionnelle du mot » [46].

Krishnamurti évoquera ses enseignements comme « les enseignements » et non comme « mes » enseignements. Son intérêt se porta toujours sur « les enseignements » : le professeur n’avait pas d’importance, et l’autorité spirituelle était dénoncée.

« Toute autorité de n’importe quelle sorte, spécialement dans le champ de la pensée et de la compréhension, est la plus destructive et la plus mauvaise des choses. Les meneurs détruisent les suiveurs et les suiveurs détruisent les meneurs. Vous devez être votre propre enseignant et votre propre disciple. Vous devez questionner tout ce que l’être humain a accepté comme valable, comme nécessaire ». [47]

Krishnamurti a renvoyé tous les dons en argent et propriétés offerts à l’Ordre de l’Etoile - y compris un château en Hollande et environ 2000 hectares de terres - à leurs donateurs. Il passa ensuite le reste de sa vie essentiellement à tenir des dialogues et donner des conférences publiques à travers le monde, sur la nature de la croyance, de la vérité, de la douleur, de la liberté, de la mort, de la quête apparemment éternelle pour une vie spirituellement accomplie, et des sujets apparentés. En poursuivant à partir de la notion de « pays sans chemins », il n’accepta ni disciple ni adorateur, voyant la relation entre disciple et gourou comme un encouragement à l’opposé de l’émancipation spirituelle - la dépendance et l’exploitation. Il exhorta constamment les gens à penser avec indépendance et clarté, à explorer et à discuter des sujets spécifiques avec lui, afin de « cheminer comme deux amis ». Il accepta les dons et les soutiens financiers offerts gracieusement par les gens qu’inspirait son travail, et poursuivit implacablement ses tournées de conférences et la publication de livres et de transcriptions de conférences pendant plus de cinquante ans. [49]

Avec Annie Besant

Les années du milieu de la vie

De 1930 à 1944, Krishnamurti se consacra à parler au cours de voyages et à éditer des publications sous l’auspice du « Star Publishing Trust » (SPT) qu’il avait fondé avec son proche collaborateur et ami de l’Ordre de l’Etoile, D. Rajagopal. La base des opérations pour la nouvelle entreprise était à Ojai, où Krishnamurti, Rajagopal, et la femme de Rajagopal, Rosalind Williams Rajagopal, résidaient dans la maison connue sous le nom de « Arya Vihara » [50]. Les affaires et les aspects d’organisation du SPT étaient administrés principalement par D. Rajagopal pendant que Krishnamurti consacrait son temps à parler et à méditer. Tout au long des années 30, Krishnamurti parla en Europe, en Amérique latine, en Inde, en Australie et aux Etats-Unis.

En 1938, Krishnamurti fit la connaissance d’Aldous Huxley, qui était arrivé d’Europe en 1937. Ils amorcèrent une longue amitié qui dura de nombreuses années. Ils partagèrent des préoccupations communes concernant le conflit imminent en Europe qu’ils considéraient comme le résultat de l’influence pernicieuse du nationalisme.

La position de Krishnamurti sur la deuxième guerre mondiale fut souvent interprétée comme du pacifisme et même de la subversion pendant une période de ferveur patriotique aux Etats-Unis, et durant un certain temps il s’attira la surveillance du FBI. Il ne parla pas publiquement au cours d’une période d’environ quatre ans entre 1940 et 1944. Pendant ce temps il vécut et travailla tranquillement à Arya Vihara, qui pendant la guerre a fonctionné comme une ferme en grande partie auto-suffisante, faisant don de ses marchandises en surplus pour soulager les efforts en Europe.

Krishnamurti reprit la parole en public en mai 1944 avec une série d’entretiens à Ojai. Ces entretiens, et les documents suivants, furent édités par la « Krishnamurti Writings Inc » (KWINC), l’organisation qui a succédé au « Star Publishing Trust ». Ce devait être la nouvelle entité centrale de communication sur Krishnamurti dans le monde entier, dont le but unique était la diffusion de l’enseignement. [51]

C’est alors qu’en Inde après la deuxième guerre mondiale, beaucoup de personnalités éminentes vinrent pour le rencontrer, y compris le Premier Ministre Jawaharlal Nehru. Lors de ses réunions avec Nehru, Krishnamurti est longuement entré dans les détails sur les enseignements, disant par exemple, « La compréhension de soi survient seulement dans la relation, en s’observant dans le rapport avec les gens, les idées, et les choses ; avec les arbres, la terre, et le monde autour de vous et en vous. La relation est le miroir dans lequel le soi est révélé. Sans connaissance de soi il n’y a aucune base pour la pensée et l’action juste. » Nehru demanda, « Comment débute-t-on ? » à quoi Krishnamurti répondit, « Commencez là où vous êtes. Lisez chaque mot, chaque expression, chaque paragraphe de l’esprit, tel qu’il opère au travers de la pensée. » [52]

Les dernières années

Krishnamurti continua de parler à travers le monde, dans des conférences publiques, des discussions de groupe et avec des personnes intéressées. Vers la fin de 1980, il réaffirma les éléments de base de son message dans une déclaration écrite qui finit par être considérée comme l’ « Essence de l’Enseignement ». En voici un extrait :

« L’Essence de l’enseignement de Krishnamurti est contenu dans la déclaration qu’il fit en 1929 où il dit : La vérité est un pays sans chemin. L’homme ne peut venir à elle par aucune organisation, par aucune foi, par aucun dogme, prêtre ou rituel, ni par aucune connaissance philosophique ou technique psychologique. Il doit la trouver à travers le miroir de la relation, par la compréhension du contenu de son propre esprit, par l’observation, et non par l’analyse intellectuelle ou la dissection introspective. L’homme a construit en lui-même des images pour améliorer son sentiment de sécurité - religieuse, politique, personnelle. Celles-ci se manifestent comme symboles, idées, croyances. Leur fardeau domine la pensée de l’homme, ses relations et sa vie quotidienne. Ce sont les causes de nos problèmes car ils séparent l’homme de l’homme dans toutes les relations. » [53] [54]

En avril 1985 il parla lors d’une audience des Nations Unies à New York, où il lui fut attribué la médaille de la Paix des Nations Unies pour 1984. [55]

En novembre 1985 il visita l’Inde pour la dernière fois, en donnant un certain nombre de ce qui fut appelé des entretiens et discussions « d’adieu » entre cette date et janvier 1986. Ces derniers entretiens incluaient les questions fondamentales qu’il avait posées tout au long des années, aussi bien que des préoccupations plus nouvelles liées aux avancées récentes de la science, la technologie, et la manière dont elles ont affecté l’humanité. Krishnamurti avait expliqué aux amis qu’il ne souhaitait pas inviter la mort, mais qu’il n’était pas sûr du temps que durerait son corps (il avait déjà perdu un poids considérable), et une fois qu’il ne pourrait plus parler, il n’aurait « aucun autre but ». Dans son dernier entretien, le 4 janvier 1986, à Madras, il invita encore l’assistance à examiner avec lui la nature de l’enquête, l’effet de la technologie, la nature de la vie et de la méditation, et la nature de la création :
… Ainsi, nous enquêtons sur ce que fait un oiseau. Quelle création y a-t-il derrière tout ceci ? Est-ce que vous m’attendez pour la décrire, pour entrer en elle ? Vous voulez que je pénètre en elle ? Pourquoi [(depuis l’assistance : Pourquoi comprendre ce qu’est la création)]. Pourquoi demandez-vous cela ? Parce que je l’ai demandé ? Aucune description ne peut jamais décrire l’origine. L’origine est inconnue ; l’origine est absolument tranquille, elle ne vrombit pas en faisant du bruit. La création est quelque chose qui est des plus saint, c’est la chose la plus sacrée dans la vie, et si vous avez fait un désordre de votre vie, changez la. Changez la aujourd’hui, pas demain. Si vous êtes incertain, découvrez pourquoi et soyez certain. Si votre pensée n’est pas droite, pensez directement, logiquement. À moins que tout cela soit préparé, que tout cela soit arrangé, vous ne pourrez pas entrer dans ce monde, dans le monde de la création. [56]

Krishnamurti fut également préoccupé par son héritage, par le fait d’être inconsciemment transformé en une certaine personnalité dont les enseignements « auraient été remis » à des individus spéciaux, plutôt qu’au monde dans son ensemble. Il voulut que personne ne se posât en « interprète » de l’enseignement. [57] Il avertit ses proches à plusieurs occasions qu’ils ne devaient pas se présenter comme porte-paroles en son nom, ou comme ses successeurs après sa mort. [58]

Quelques jours avant sa mort, dans une dernière communication, il déclara catégoriquement que « personne » parmi ses proches, ou le grand public, n’avait compris ce qui lui était arrivé (comme messager de l’enseignement), ni n’avaient compris l’enseignement lui-même. Il ajouta que l’« immense énergie » fonctionnant dans sa vie s’en irait avec sa mort, soulignant encore l’impossibilité d’un successeur. Cependant, il offrit de l’espoir en déclarant que les gens pourraient approcher cette énergie et obtenir la compréhension dans une certaine mesure « … s’ils vivent les enseignements ». [59] Au cours de discussions antérieures il s’était comparé à Thomas Edison, suggérant qu’il avait effectué le plus dur du travail, et que tout ce que les autres avaient maintenant besoin de faire c’était d’appuyer sur un bouton.[60] Dans un autre exemple il parla de Colomb accomplissant le voyage d’une traversée laborieuse à la découverte du Nouveau Monde, tandis que maintenant, on pouvait facilement s’y rendre en avion ; la suggestion ultime étant que même si Krishnamurti était d’une certaine manière « spécial », les autres n’avaient pas besoin de l’être, afin de parvenir à son niveau de compréhension. [61]

J. Krishnamurti est mort le 17 février 1986, à l’âge de 91 ans, du cancer du pancréas. Ses restes furent incinérés et dispersés par des amis et d’anciens proches dans les trois pays où il avait passé la majeure partie de sa vie ; L’Inde, l’Angleterre et les Etats-Unis d’Amérique.


Qui est Krishnamurti

Dans la dernière période de sa vie, Krishnamurti a eu de nombreuses discussions approfondies et informelles avec ses proches au sujet de lui-même, de la source des enseignements, de l’oeuvre de sa vie, et des perceptions que les autres ont de lui et de ses enseignements. Selon ses biographes et d’autres, Krishnamurti était aussi « impatient » que n’importe qui de « faire la découverte » de la source des enseignements et avait lui-même des questions pertinentes ;[62] cependant, ces discussions, bien que d’un registre fort étendu, n’ont pas permis d’obtenir des réponses définitives qui seraient complètement satisfaisantes pour Krishnamurti lui-même ou pour les autres participants. Il incita ses amis et ses associés à continuer d’explorer le développement de sa vie et de ses enseignements en vue de possibles réponses.

Pupul Jayakar décrit une telle discussion privée datant de 1974, où la question, « qu’est-ce que l’enseignement ? » fut posée à Krishnamurti.

...Krishnaji fut pris par surprise ; il était calme, laissant la question se déployer. Finalement, il dit, « Je ne sais pas. Je ne peux pas le dire en peu de mots, n’est-ce pas ? Je pense que l’idée de l’enseignement et de l’enseigné est fausse à la base. Tout au moins pour moi. Je crois que la question est de partager plutôt que de recevoir un enseignement, de participer plutôt que de donner ou recevoir. »... « Vous demandiez, « qu’est-ce que l’enseignement ? » N’est-ce pas ? Je dis, l’enseignement dit, "Où vous êtes, l’autre n’est pas ».[63]

Dans des notes prises par un proche durant une discussion de 1979 entre Krishnamurti et l’une de ses biographes Mary Lutyens, centré sur la question « qui est / qu’est-ce qu’est Krishnamurti ? » :

« ...Soyons clairs. Si je m’asseyais délibérément pour les écrire [les enseignements], je me demande si je pourrais les produire. ... Il y a un sens de vacuité et alors quelque chose survient. ... La question la plus en profondeur serait : le jeune garçon fut trouvé, aucun conditionnement n’a eu de prise - ni la Théosophie, ni l’adulation, ni « l’Instructeur du Monde », la propriété, les sommes d’argent énormes - rien de cela ne l’affecta. Pourquoi ? Qui le protégea ? ... Cela doit être un corps spécial. Comment ce corps a-t-il pu advenir et rester indemne de toute corruption ? Il aurait été si facile de le corrompre. Cela veut dire qu’un pouvoir le protégeait. » [64]

Un autre biographe raconte : « Krishnamurti était entièrement conscient du paradoxe - il était pris entre l’acceptation et le déni du mystère - et il était aussi désireux que n’importe qui de l’explorer ».[65]

Krishnamurti voulait seulement souligner l’importance d’un esprit vacant lorsqu’il sondait cette question. A Brockwood Park en 1979 il dit à sa biographe Mary Lutyens, « nous essayons avec notre esprit de toucher cela ». Pour trouver la vérité sur cette question, vous devez avoir l’esprit vide... Si cela est unique cela ne vaut rien, mais ce n’est pas comme ça. Cela reste vacant pour que cette chose puisse dire « bien que je sois vacant, vous tous pouvez également l’avoir. » Cela est vacant afin d’être capable de dire que ceci peut arriver à n’importe qui. Vous pourriez être capable de le trouver parce que vous écrivez à son sujet. Si vous et Maria (une proche) vous vous asseyez et dites, « Questionnons, j’en suis à peu près certain, vous pourriez trouver... Si je l’écrivais, je dirais tout ceci. Je commencerais avec le jeune garçon complètement vacant. Je ne pourrai jamais le découvrir. L’eau ne peut jamais trouver ce qu’est l’eau. »


Les Thèmes récurrents

Le savoir

Krishnamurti mit constamment l’accent sur la juste place de la pensée dans la vie quotidienne. Mais il montra aussi les dangers de la pensée en tant que savoir et images mentales quand elle opère dans le champ des relations. Quelques extraits :

Comment l’esprit qui fonctionne à partir du savoir - comment le cerveau qui enregistre tout le temps - va-t-il arriver à son terme et voir l’importance de ce constant enregistrement pour ne plus le laisser aller dans n’importe quelle autre direction ? Très simplement : vous m’insultez, vous me blessez, par des mots, des gestes, par un acte réel ; cela laisse une trace dans le cerveau qui est mémoire. Cette mémoire est savoir, ce savoir va interférer lors de notre prochaine rencontre - De toute évidence… Le savoir est nécessaire pour agir lorsqu’ il me faut rentrer à la maison depuis cet endroit ; je dois avoir du savoir pour faire ceci. Il me faut du savoir pour parler Anglais ; il me faut du savoir pour écrire une lettre et ainsi de suite. Le savoir en tant que fonction, fonction mécanique, est nécessaire.

Maintenant si j’utilise ce savoir dans ma relation avec vous, un autre être humain, je mets en place une barrière, une division entre vous et moi, c’est-à-dire l’observateur. Ceci veut dire que le savoir, dans la relation, dans la relation humaine, est destructeur. Ce savoir qui est la tradition, la mémoire, l’image, que l’esprit a construite de vous, ce savoir est séparateur et par conséquent, crée du conflit dans notre relation, [66]

Le cerveau a été entraîné à enregistrer parce que dans cet enregistrement il y a de la sûreté, de la sécurité, un sens de vitalité ; dans cet enregistrement l’esprit crée une image au sujet de soi-même. Et cette image sera constamment blessée. Est-il possible de vivre sans une seule image au sujet de vous-même, ou de votre mari, femme, enfants, ou au sujet des politiciens, des prêtres, ou d’un idéal ? C’est possible, et si vous ne le découvrez pas vous serez toujours blessé, vous vivrez toujours selon un modèle dans lequel il n’y a pas de liberté. Lorsque vous êtes totalement attentif il n’y a pas d’enregistrement. C’est seulement lorsqu’il y a inattention que vous enregistrez. C’est-à-dire : vous me flattez ; j’aime cela ; le fait d’aimer à ce moment-là est de l’inattention et par conséquent l’enregistrement a lieu. Mais si lorsque vous me flattez je l’écoute complètement sans aucune réaction, alors il n’y a pas de centre qui enregistre. [67]

Le cerveau est la source de la pensée. Le cerveau est matière et la pensée est matière. Le cerveau peut-il - avec toutes ses réactions et ses réponses immédiates à chaque défi et chaque exigence - le cerveau peut-il être très calme ? La question n’est pas de mettre fin à la pensée mais de savoir si le cerveau peut être complètement immobile. Cette immobilité n’est pas une mort physique. Regardez ce qui arrive lorsque le cerveau est complètement immobile. [68]

La peur et le plaisir

Peur et plaisir ont été des thèmes tout au long de sa vie lors de ses discussions publiques. Ce qui suit est un extrait de son intervention à San Diego en 1970 :

La peur est toujours en relation avec quelque chose ; elle n’existe pas par elle-même. Il y a la peur de ce qui est arrivé hier en relation avec sa possible répétition demain ; il y a toujours un point fixe à partir duquel la relation a lieu. Comment la peur intervient-elle là-dedans ? J’ai eu une douleur hier ; il y a la mémoire de celle-ci et je ne veux pas d’elle demain à nouveau. Penser au sujet de la douleur d’hier, pensée qui implique la mémoire de cette douleur d’hier, projette la peur d’avoir à nouveau une douleur demain. C’est donc la pensée qui cause la peur. La pensée engendre la peur ; la pensée cultive aussi le plaisir. Pour comprendre la peur vous devez comprendre aussi le plaisir - ils sont reliés ; sans comprendre l’un vous ne pouvez comprendre l’autre. Ceci signifie que l’on ne peut dire « je dois seulement avoir du plaisir et pas de peur » ; la peur est l’autre face de cette pièce que l’on appelle plaisir.

En pensant avec les images du plaisir d’hier, la pensée imagine que vous pourriez ne pas avoir ce plaisir demain ; ainsi la pensée engendre la peur. La pensée essaye de renforcer le plaisir et ce faisant nourrit la peur.

La pensée s’est séparée elle-même en celui qui analyse et la chose à analyser. Ce sont tous deux des parties de la pensée qui se joue des tours à elle-même. En faisant tout ceci elle refuse d’examiner les peurs inconscientes ; cela offre à ce moment comme un moyen d’échapper à la peur et cependant dans le même temps celui de l’entretenir. [69]

La méditation

Krishnamurti utilise le mot méditation pour désigner quelque chose d’entièrement différent de la pratique d’un système quelconque ou d’une méthode particulière pour contrôler l’esprit. Lors d’une intervention publique à Bombay en 1971, il parla longuement de la méditation et de ses implications.

Un esprit qui est en méditation ne s’intéresse qu’à la méditation, non pas à celui qui médite. Le méditant est l’observateur, le censeur, le penseur, l’expérimentateur, et quand celui qui expérimente, le penseur, est présent, alors il est préoccupé de réussite, de gain, d’accomplissement, d’expérience. Et cette chose qui est intemporelle ne peut être expérimentée. Il n’y a pas d’expérience du tout. Il y a seulement ce qui ne peut pas être nommé. « Vous savez, dans tout ceci il y a différents pouvoirs comme la clairvoyance, le fait de lire les pensées d’un autre - ce qui est chose des plus écœurantes : c’est comme lire des lettres qui sont privées. Il y a différents pouvoirs. Vous savez ce dont je parle, n’est-ce pas ? Vous les appelez « siddhis » * n’est-ce pas ? Savez-vous que toutes ces choses sont comme des bougies au soleil ? Quand il n’y a pas de soleil il y a l’obscurité, et alors la bougie et la lumière de la bougie deviennent très importantes.

Mais lorsqu’il y a le soleil, la lumière, la beauté, la clarté, alors tous ces pouvoirs, ces siddhis - qui développent divers centres, chakras, kundalini, vous connaissez toute cette affaire - sont comme la lumière d’une bougie ; ils n’ont aucune valeur du tout. Et lorsque vous avez cette lumière, vous ne voulez rien d’autre. »[70]

La méditation est l’un des plus grands arts dans la vie - peut-être le plus grand, et il n’est possible de l’apprendre de personne, c’est là que réside sa beauté. Cela ne dépend d’aucune technique donc d’aucune autorité. Quand vous apprenez au sujet de vous-même, quand vous vous regardez vous-même, la manière dont vous marchez, comment vous mangez, ce que vous dites, les bavardages, la haine, la jalousie. Si vous êtes conscient de tout cela en vous-même, sans aucun choix, cela fait partie de la méditation.[71]

L’homme, afin d’échapper à ses conflits, a inventé de nombreuses formes de méditation. Celles-ci ont été basées sur le désir, la volonté, et le besoin impérieux de s’accomplir et elles impliquent le conflit et un combat pour arriver. Cet effort conscient, délibéré est toujours à l’intérieur des limites d’un esprit conditionné, et dans ceci il n’y a pas de liberté. Tout effort pour méditer est un déni de la méditation. La méditation est la fin de la pensée. C’est alors seulement qu’il y a une dimension différente qui est au-delà du temps. [72]

« La méditation est le fait pour l’esprit de se vider de toute la pensée, car la pensée et l’émotion dissipent l’énergie. Elles sont répétitives, produisent des activités mécaniques qui sont une part nécessaire de l’existence. Mais elles sont seulement une part, et il n’est pas possible à la pensée et à l’émotion de pénétrer dans l’immensité de la vie. Une approche tout-à-fait différente est nécessaire, pas le chemin de l’habitude, de l’association d’idées et du connu ; on doit être libre de ceux-ci. La méditation est le fait pour l’esprit de se vider du connu. Cela ne peut être fait par la pensée, ou par les motivations cachées de la pensée, ni par le désir sous forme de prière, ou par l’hypnose d’auto-effacement des mots, des images, des espoirs, et des vanités. Tous ceux-ci doivent arriver à leur terme, facilement, sans effort et sans choix, dans la flamme de la conscience ».[73]

L’éducation

Krishnamurti a fondé plusieurs écoles dans le monde. Lorsqu’il était interrogé à ce propos, il énumérait les objectifs éducatifs suivants comme étant les siens [74] :

1. Une perspective globale : une vision du tout qui soit distincte de celle de la partie, et le fait qu’il ne devrait jamais y avoir de point de vue sectaire mais toujours une perspective holistique et libre de tout préjugé.

2. Se sentir concerné par l’humain et l’environnement : l’homme est une part de la nature, et si la nature n’était pas protégée, elle ferait boomerang pour l’homme. Il disait que seules une éducation correcte et une profonde affection entre les gens, qui est nécessaire partout, pourraient résoudre nombre de problèmes humains.

3. Un esprit religieux, incluant le tempérament scientifique : l’esprit religieux est seul, non pas isolé. Il est en communion avec les gens et la nature.

L’observation

Note de l’ACK : Il nous paraît utile d’ajouter aux thèmes récurrents de l’article original, celui de l’observation. L’observation est souvent citée par Krishnamurti, et peut paraître avoir plusieurs sens selon les extraits où on la trouve.

L’observation, parfois précisée comme « observation sans observateur », est essentiellement un autre mot pour décrire ce qu’est la méditation (voir e ce texte, cet extrait et aussi l’essence de l’enseignement). La méditation a été exposée plus haut parmi les thèmes récurrents.

Le mot observation a pu parfois être utilisé à titre pédagogique pour suggérer à l’auditoire une attitude intentionnelle permettant à l’individu de s’intéresser à son fonctionnement intime, d’abord avec la pensée puis en accédant à la compréhension intuitive et non intellectuelle de ce qu’il est (voir cette réponse à un auditeur ou encore cet extrait).

Cette variation occasionnelle du sens de certains mots ne doit pas troubler le lecteur car elle ne signifie pas une variation de l’enseignement, mais seulement de sa formulation. Il faut garder à l’esprit que les livres de Krishnamurti sont dans leur quasi-totalité des transcriptions de conférences ou de dialogues, et que la pédagogie pouvait changer selon le public devant lequel intervenait le penseur, qui s’attachait toujours à se mettre au plus proche de la compréhension et de la culture de ses auditeurs. De plus, si l’enseignement n’a pas varié, le choix du vocabulaire permettant sa formulation a pu évoluer au cours des soixante ans d’interventions publiques.

Sur l’observation comme sur les autres termes récurrents, nous vous conseillons d’utiliser le moteur de recherche du site, sur la gauche de la page.


L’influence

L’influence durable de Krishnamurti est difficile à mesurer de manière objective ; il n’y a pas d’organisation ou d’entité autre fondée sur sa « philosophie », dont le progrès pourrait être mesuré. Son insistance à ce qu’il n’y ait aucuns successeurs ou interprètes a jusqu’ici empêché tout individu ou groupe de prétendre représenter une continuité, ou une compréhension unique, de sa philosophie. Krishnamurti lui-même avait remarqué en 1929 lors de la dissolution de l’Ordre de l’Etoile qu’il n’était pas intéressé par le nombre, déclarant « s’il y a seulement cinq personnes qui écouteront, qui vivront, qui auront leurs visages tournés vers l’éternité, cela sera suffisant. »

Cependant, il existe en ce début 2007, des signes et d’autres indices suggérant que l’intérêt pour lui et « les enseignements » n’a pas diminué depuis sa mort. Un grand nombre de livres, d’enregistrements audio et vidéo, et de documents informatiques restent publiés et diffusés par d’importants distributeurs traditionnels ou en ligne. Les quatre Fondations officielles poursuivent l’entretien des archives, la diffusion des enseignements dans un nombre croissant de langues, leurs conversions nouvelles en numérique et en d’autres média, le développement de sites Web, le financement de programmes de télévision, ainsi que l’organisation de rencontres et de dialogues entre les personnes intéressées partout dans monde [75]. Selon les publications des Fondations, leurs listes de diffusion et les demandes individuelles continuent à augmenter. Les diverses écoles et institutions éducatives continuent également à se développer, avec de nouveaux projets sans cesse ajoutés à leur objectif déclaré d’éducation « holistique » [76]. Il y a aussi les comités Krishnamurti « non officiels » opérant activement dans plusieurs pays, dans un rôle très proche de celui des fondations.

Depuis sa mort, les biographies, les témoignages, les articles de recherche, les analyses critiques et les études en livres sur Krishnamurti et sa philosophie ont continué de paraître. L’examen rapide (et nécessairement incomplet) des flux de recherches sur Internet et des forums de discussion en groupe indique qu’au sein des thèmes similaires, l’intérêt pour Krishnamurti reste élevé.

Du fait de ses idées et de son époque, Krishnamurti a fini par être vu comme un exemple de ces enseignants spirituels modernes qui désavouent les rituels formalisés et les dogmes. Sa conception de la vérité comme d’un « pays sans chemin », avec la possibilité d’une libération immédiate, est reflété dans des enseignements aussi divers que ceux de l’Orient, de Bruce Lee, et même du Dalaï Lama.

Krishnamurti fut un ami proche de Aldous Huxley. Huxley écrivit l’avant-propos du livre « La première et la dernière liberté » (voir la biographie de Krishnamurti). Krishnamurti fut également ami du spécialiste en mythologie Joseph Campbell et de l’artiste Beatrice Wood et influença leurs travaux. L’auteur Deepak Chopra fut aussi profondément influencé par Krishnamurti [77].

Les physiciens Fritjof Capra et Georges Sudarshan, l’écrivain-philosophe Iris Murdoch et le biologiste Rupert Sheldrake ont également rencontré et tenu des discussions avec Krishnamurti. L’album « Mental Jewelry » (Joyau de l’Esprit) du groupe américain Live est basé sur la philosophie de Krishnamurti.

En Inde, avec sa longue tradition des hommes « saints » errants, des ermites, et des enseignants religieux indépendants, Krishnamurti a attiré l’attention (et de temps en temps l’admiration non désirée) d’un grand nombre de personnes dans les conférences publiques et les entrevues personnelles. Il était, et est actuellement, considéré comme un « grand enseignant » par des personnalités religieuses diverses telles que le mystique respecté Ramana Maharshi, [78] l’enseignant spirituel Anandmai Ma [79], aussi bien que par des personnalités plus célèbres à l’Ouest tel qu’Osho. Bien que Krishnamurti ait eu une tendresse particulière pour le vrai sannyasi ou le moine bouddhiste, sa critique de leurs rituels, disciplines, et pratiques, était dévastatrice. Dans un échange typique, Anandmai Ma lui avait demandé « pourquoi niez-vous les gourous ? Vous qui êtes le gourou des gourous » ce à quoi Krishnamurti avait répondu, « les gens utilisent le gourou comme une béquille. » [80]

Comme ce fut souvent le cas ailleurs, Krishnamurti a aussi attiré l’intérêt des principales religions établies en Inde. Il fut ami et eut de nombreuses discussions avec des érudits et des chefs Hindous et Bouddhistes célèbres, y compris le Dalaï Lama [81]. Plusieurs de ces discussions sont été publiées ultérieurement en tant que chapitres de divers livres de Krishnamurti.

Comme cela a déjà été dit, Krishnamurti a également rencontré des personnages influents de la politique indienne, tels que les Premiers ministres Nehru et Indira Gandhi avec lesquels il eut l’occasion de s’étendre, et semble-t-il dans des discussions parfois très sérieuses. Son impact réel sur la politique indienne n’est pas connu ; cependant Pupul Jayakar considère que son attitude et son message lors des rencontres avec Indira Gandhi ont peut-être eu une influence sur la mise au point de certaines « mesures d’urgence » que Madame Gandhi a imposées pendant les périodes d’agitation politique.

Le philosophe et occultiste gnostique du 20e siècle Samael Aun Weor a salué l’enseignement de Krishnamurti, déclarant que son « esprit intérieur » était celui d’un « Bouddha hautement réalisé », bien qu’il se soit interrogé sur sa manipulation par les théosophes et ses effets sur son développement spirituel [82].

Toute discussion, même très argumentée, à propos de l’influence, doit être confrontée à la propre « mesure » qu’utilisait Krishnamurti à propos du succès, c’est-à-dire si les individus comprennent réellement, et de ce fait « vivent et respirent » l’enseignement [83]. Concernant la mesure de cette influence ou de ce succès, la dernière appréciation publique définitive et la seule revient à Krishnamurti lui-même. Dans un pronostic morne, qu’il livra dix jours avant sa mort en 1986, ses mots furent simples et catégoriques : « personne » - parmi ses proches ou dans le monde - n’avait compris Krishnamurti, sa vie, ou l’enseignement qu’il a exposé.


La critique

Nombre de gens se sont demandés si les attitudes de Krishnamurti n’auraient pas été conditionnées par ses privilèges, du fait qu’il a été soutenu, même choyé, par des disciples dévoués dès sa « découverte » par les théosophes. Helen Nearing, qui avait connu Krishnamurti dans les années 1920, porte une telle appréciation dans un volume autobiographique (« Loving and Leaving the Good Life »).(« Aimer et Quitter la Bonne Vie ») Voir d’autres biographies dans la section ci-dessous. Elle pensait également qu’il était à un niveau tellement « élevé » qu’il était incapable de former des relations personnelles normales [84]. D’autres l’ont accusé d’hypocrisie à propos de certains de ses enseignements. Krishnamurti répondait rarement lui-même à de telles critiques ; sa constance à déclarer que « l’enseignant est sans importance » a peu contribué à réduire les critiques au silence.

Dans son livre de 1991, Lives in the Shadow with J.Krishnamurti,(Vies dans l’Ombre avec J.Krishnamurti), Radha Rajagopal Sloss, la fille des collaborateurs de Krishnamurti, Rosalind et Desikacharya Rajagopal, écrivit à propos de la relation entre Krishnamurti et ses parents, y compris sur une relation secrète entre Rosalind et Krishnamurti qui dura de nombreuses années. La révélation publique fut reçue avec surprise et consternation par beaucoup, et fut également réglée dans un volume de la biographie de Mary Lutyens qui l’a réfutée. (Krishnamurti and the Rajagopals *.

Les relations autrefois étroites entre Krishnamurti et les Rajagopals se sont détériorées à tel point que Krishnamurti, dans ses dernières années, a attaqué Rajagopal en justice pour récupérer les propriétés et dons, les droits de publication de ses œuvres, les manuscrits et la correspondance personnelle que Rajagopal conservait [86]. Le litige qui en résulta et les plaintes croisées se poursuivirent pendant plusieurs années, jusqu’au verdict final en faveur de Krishnamurti en 1974 qui fut publié à Ojaï, Californie, et dans les bulletins des fondations [87].

Avec David Bohm

David Bohm, après sa rupture avec Krishnamurti, critiqua certains aspects de « l’enseignement » sur les plans philosophiques, méthodologiques et psychologiques. Il critiqua également ce qu’il décrivit comme les « manipulations verbales » occasionnelles de Krishnamurti dans le but d’éviter les objections. Finalement, il douta de certains raisonnements concernant la nature de la pensée et du soi, bien qu’il ne perdit jamais sa conviction que « Krishnamurti était sur quelque chose. » [88]

La critique peut-être la plus dure envers Jiddu Krishnamurti, sur la manière dont il opéra, et sur les élaborations et le choix qu’il fit de sujets tels que « la conscience sans choix » et « l’art de l’écoute », vint de U.G. Krishnamurti.


Liste incomplète des œuvres publiées

A part quelques exceptions (particulièrement les trois premiers ouvrages) les livres de Krishnamurti sont des transcriptions de ses causeries et de ses conférences. (Y sont indiqués le titre, l’année de leur première publication, les différentes éditions : ISBN, les notes)

Carnet de Krishnamurti 1976 : Krishnamurti’s Notebook, 1976 Krishnamurti Publications of America expanded 2004 edition : ISBN 1-888004-63-0. (Journal publié que tint Krishnamurti entre juin 1961 et mars 1962. Avec ce livre, le public fut informé pour la première fois de l’existence du fameux « processus », un état étrange qui était apparu dans les années vingt et qui a affecté Krishnamurti de manière intermittente pendant toute sa vie.

Journal de Krishnamurti 1982 : Krishnamurti’s Journal, 1982, Harper & Row : ISBN 0-06-064841-4, LCC B5134.K765A34 1982. Un journal personnel tenu entre 1973 et 1975.

Krishnamurti to Himself : His Last Journal, 1987, HarperCollins 1993 paperback : ISBN 0-06-250649-8. (transcrit à partir d’enregistrements audio à son domicile à Ojai Valley.) Publié en français sous le titre : Dernier Journal.

Comme on l’a noté précédemment, différentes entités ont publié, et continuent à publier, les transcriptions des conférences et des discussions de Krishnamurti. Ces rapports de mot-à-mot et ces transcriptions ne sont pas inclus ici. Voir aussi les Œuvres Collectées dans la section suivante.

Suite des œuvres classées par année de parution :

* Au Pied du Maître : Vers la qualité de disciple : 1910 At the Feet of the Master : Towards Discipleship, 1910, Quest Books 2001 edition : ISBN 0-8356-0803-4. [L’auteur de ce livre est également répertorié sous le nom d’ « Alcyone ». Un doute considérable existe parmi les biographes de Krishnamurti et les autres, sur le vrai rôle de Krishnamurti dans la production de cet ouvrage et des autres œuvres du nommé « Alcyone ». Parmi les autres objections, le consensus des sceptiques considère ces œuvres comme de la littérature Théosophique.]
Note de l’ACK : Krishnamurti déclare à plusieurs reprises que ce livre n’est pas de lui. Par exemple, dans « Le sens du bonheur » (version poche) ch 6, pp. 62-64 puis pp.66-67, il dit « ce livre, brûlez-le, jetez-le ! ». Ou encore dans les « Dialogues avec Krishnamurti » de Ruben Feldman-Gonzalez (VF, p 7) :
Ruben : « Pourquoi avez-vous autorisé la publication de votre biographie écrite par Lutyens ? Elle est pleine de racontars et très superficielle, et il pourrait ne pas être juste de vendre l’ouvrage intitulé Aux pieds du maître avec votre nom dessus. »
Krishnamurti : « Ce ne sont pas mes livres. »
Ruben : « Et ils en tirent un bénéfice. »
Krishnamurti : « Ce ne sont pas mes affaires. »

* L’immortel ami, 1928. The Immortal Friend, 1928, Boni & Liveright New York : no ISBN, poetry

* La vie en liberté 1928 Life in Freedom, 1928, Satori Resources 1986 reprint : ISBN 0-937277-00-2

* L’Education et la Signification de la vie, 1953 Education and the Significance of Life, 1953 (Krishnamurti Foundation Trust), HarperSanFrancisco 1981 edition : ISBN 0-06-064876-7

* La première et dernière liberté, 1954 The First and Last Freedom, 1954, HarperSanFrancisco 1975 reprint : ISBN 0-06-064831-7]]

* Commentaires sur la vie. Série 1. 1956. Commentaries on Living : Series One, 1956, Quest Books 1994 : ISBN 0-8356-0390-3. (D. Rajagopal, editor)

* Commentaires sur la vie. Série 2. 1958. Commentaries on Living : Series Two, 1958, Quest Books 1967 : ISBN 0-8356-0415-2. (D. Rajagopal, editor)

* Commentaires sur la vie. Série 3. 1960. Commentaries on Living : Series Three, 1960, Quest Books 1967 : ISBN 0-8356-0402-0. (D. Rajagopal, editor)

* Face à la vie : Sur Apprendre - la Recherche du Sens, 1963. Life Ahead : On Learning and the Search for Meaning, 1963, Harper & Row, New World Library 2005 edition : ISBN 1-57731-517-0

* Think on These Things, 1964, Harper Perennial 1989 reprint : ISBN 0-06-091609-5. (D. Rajagopal, editor) – Egalement paru sous le titre “A matter of culture” ; Traduction française : Le sens du bonheur.

* Conversation avec les Etudiants Américains, 1968, paru en France sous le titre « Aux Etudiants ». Talks with American Students 1968, 1970, Shambhala Publications : ISBN 0-87773-021-0

* Se libérer du Connu, 1969. Freedom from the Known, 1969, Harper SanFrancisco 1975 reprint : ISBN 0-06-064808-2. (M. Lutyens, éditeur)

* The Only Revolution, Harper 1970. (M. Lutyens, éditeur). Traduction francaise : La Révolution du silence, 1970.

* Le Vol de l’Aigle. 1971 The Flight of the Eagle, Harper & Row 1971. (Compte rendu original de conférences et discussions à Londres, Amsterdam, Paris, et Saanen, Suisse)

* L’impossible question, 1972 The impossible question, Harper & Row 1972 : ISBN 0-0606-4838-X

* You Are the World : Authentic Reports of Talks and Discussions in American Universities, 1972, Harper & Row : ISBN 0-06-080303-7, Krishnamurti Foundation India 2001 edition : ISBN 81-87326-02-6. Nt : Vous êtes le Monde : Comptes rendus originaux de Conférences et Discussions dans les Universités Américaines, 1972

* L’Eveil de l’Intelligence, 1973 The Awakening of Intelligence, 1973, Harper & Row paperback 1987 : ISBN 0-06-064834-1

* Beyond Violence, 1973, HarperCollins College Div. : ISBN 0-06-064839-2.(Nt : Au-delà de la violence)

* Beginnings of Learning, London : Gollancz, 1975 : ISBN 0-5750-1928-X. (Publication des transcriptions de discussions de Krishnamurti sur l’éducation avec les élèves et le personnel de l’École Brockwood Park, en Angleterre). (Nt : Premiers pas dans l’Art d’Apprendre)

* Vérité et Réalité. 1977 Truth and Actuality, 1977, London : Victor Gollancz : ISBN 0-575-02325-2, HarperSanFrancisco 1980 edition : ISBN 0-06-064875-9

* Sur l’Education, 1977 Krishnamurti - On Education, 1977, HarperCollins : ISBN 0-06-064794-9, Krishnamurti Foundation of America 2001 edition : ISBN 81-87326-00-X

* The Wholeness of Life, 1978, HarperCollins 1981 paperback : ISBN 0-06-064868-6. (Résumé des discussions tenues entre Krishnamurti, David Bohm, et le psychiatre David Shainbert). (Traduction française : La Plénitude de la Vie)

* Méditations, 1979 Meditations, 1979, Shambhala Publications 2002 edition : ISBN 1-57062-941-2. (Compilation de citations et d’écrits sur la méditation, Evelyne Blau, éditeur).

* From Darkness to Light : Poems and Parables : The Collected Works of Krishnamurti Volume One, 1980, Harper & Row : ISBN 0-06-064832-5. (Ceci est complètement différent des Oeuvres Collectées, Volume 1 répertorié ci-dessous). Nt : De l’Obscurité à la Lumière : Poèmes et Paraboles, 1980

* Exploration into Insight, 1980, HarperCollins : ISBN 0-06-064811-2

* The Ending of Time, San Francisco : Harper & Row, 1985 : ISBN 0-06-064796-5. (Discussions avec le physicien David Bohm). Traduction française : Le temps aboli.

*The way of Intelligence, 1985, Krishnamurti Foundation India : ISBN 81-87326-47-6. Nt : La Voie de l’intelligence.

* Le Futur de l’Humanité : Une conversation, 1986 The Future of Humanity : A Conversation, HarperCollins, 1986 : ISBN 0-06-064797-3. (De nouvelles discussions avec le physicien David Bohm).

* Dernières Conférences à Saanen, 1985 Last Talks at Saanen, 1985, HarperCollins, 1987 : ISBN 0-06-064798-1

* Le Futur est Maintenant : Dernières Conférences en Inde, 1989 The Future Is Now : Last Talks in India, HarperCollins, 1989 : ISBN 0-06-250484-3

*Meeting Life : Writings and Talks on Finding Your Path Without Retreating from Society, 1991, Harper SanFrancisco : ISBN 0-06-250526-2. Nt : Rencontrer la Vie : Ecrits et Conférences sur : Trouver votre Chemin sans vous Retirer de la Société. 1991

* Freedom, Love, and Action, Shambhala 1994, 2001 paperback : ISBN 1-5706-2826-2. (A partir de conférences données à l’Ecole de Brockwood Park, Angleterre). Traduction française : Liberté, Amour, Action.

* Total Freedom : The Essential Krishnamurti, 1996, HarperSanFrancisco : ISBN 0-06-064880-5. (Introduction à Krishnamurti et sélections à partir de l’étendue de toute son oeuvre, M. Cadogan, A. Kishbaugh, M. Lee, and R. McCoy editors). Nt : La Liberté Totale : L’Essentiel de Krishnamurti, 1996

* Les limites de la pensée : Discussions, 1999 Limits of Thought : Discussions, 1999, London : Routledge : ISBN 0-415-19398-2. (D’autres discussions avec le physicien David Bohm).

* Cette lumière en nous : La vraie méditation, 1999. This Light in Oneself : True Meditation, 1999, Shambala Publications : ISBN 1-57062-442-9

* Le Guide Concis de Krishnamurti : Un Compagnon d’Etude et l’Index des Enseignements Enregistrés, 2000. The Concise Guide to Krishnamurti : A Study Companion and Index to the Recorded Teachings, 2000, Krishnamurti Publications of America : ISBN 1-888004-09-6

* Etre Humain, 2000. To Be Human, Shambhala, 2000, paperback : ISBN 1-5706-2596-4. (David Skitt, editor)

* Can humanity change ?, Shambhala 2003, paperback : ISBN 1-5706-2826-2. (Subtitled « J. Dialogue de Krishnamurti avec des Bouddhistes », David Skitt, éditeur). Nt : L’humanité peut-elle changer ? 2003

* The First Step is the Last Step, Krishnamurti Foundation India, 2004 : ISBN 8187326565
Nt : Le Premier Pas est le Dernier Pas.

Collected Works - J. Krishnamurti. Nt : Les Œuvres Collectées de J. Krishnamurti

* Volume 1 (1933-1934) : L’Art de L’Ecoute. Volume I (1933-1934) : The Art of Listening, 1991, Krishnamurti Foundation of America, ISBN 0-8403-6341-9

* Volume 2 (1934-1935) : Qu’est-ce que l’Action Juste ? Volume 2 (1934-1935) : What Is the Right Action ?, editor Edward Weston, 1991, Krishnamurti Publications of America, ISBN 1-888004-32-0

* Volume 3 (1936-1944) : Le miroir de la Relation. Volume 3 (1936-1944) : The Mirror of Relationship, 1991, Kendall/Hunt Publishing Company, ISBN 0-8403-6236-6

* Volume 4 (1945-1948) : L’Observateur et l’Observé. Volume 4 (1945-1948) : The Observer Is the Observed, 1991, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6237-4

* Volume 5 (1948-1949) : La conscience sans choix. Volume 5 (1948-1949) : Choiceless Awareness, 1991, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6238-2

* Volume 6 (1949-1952) : L’Origine du Conflit. Volume 6 (1949-1952) : The Origin of Conflict, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6262-5

* Volume 7 (1952-1953) : La Tradition et la Créativité. Volume 7 (1952-1953) : Tradition and Creativity, 1991, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6257-9

* Volume 8 (1953-1955) : Que cherchez-vous ? Volume 8 (1953-1955) : What Are You Seeking ?, 1991, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6266-8

* Volume 9 (1955-1956) : La Réponse est dans le Problème. Volume 9 (1955-1956) : The Answer is in the Problem, 1991, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6260-9

* Volume 10 (1956-1957) : Une Lumière à vous-même. Volume 10 (1956-1957) : A Light to Yourself, 1991, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6268-4

* Volume 11 (1958-1960) : La Crise dans la Conscience. Volume 11 (1958-1960) : Crisis in Consciousness, 1991, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6272-2

* Volume 12 (1961) : Il n’y a pas de Penseur, Seulement la Pensée. Volume 12 (1961) : There is No Thinker, Only Thought, 1991, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6286-2

* Volume 13 (1962-1963) : Une Révolution Psychologique. Volume 13 (1962-1963) : A Psychological Revolution, 1992, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6287-0

* Volume 14 (1963-1964) : Le Nouvel Esprit Volume 14 (1963-1964) : The New Mind, 1992, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6288-9

* Volume 15 (1964-1965) : La Dignité de Vivre. Volume 15 (1964-1965) : The Dignity of Living, 1992, Krishnamurti Foundation of America, ISBN 0-8403-6282-X

* Volume 16 (1965-1966) : La Beauté de la Mort. Volume 16 (1965-1966) : The Beauty of Death, 1992, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6307-9

* Volume 17 (1966-1967) : Les Questions qui Demeurent. Volume 17 (1966-1967) : Perennial Questions, 1992, Kendall/Hunt Publishing, ISBN 0-8403-6314-1


Références

Wikiquote dispose d’une série de citations se rapportant à Jiddu Krishnamurti

Principales biographies

* Pupul Jayakar, Krishnamurti : A Biography, San Francisco : Harper & Row, 1986 : ISBN 0-06-250401-0. (Official biographer). Traduction française : Krishnamurti, sa vie, son oeuvre.

* Mary Lutyens, Krishnamurti : Les Années de l’Eveil, 1975 Mary Lutyens, Krishnamurti : The Years of Awakening, London : John Murray, 1975. Discus reprint 1983 : ISBN 0380007347, Shambhala reprint edition 1997 : ISBN 1-57062-288-4. Celle-ci est également biographe officielle. Ce premier volume d’une biographie en trois volumes couvre les années depuis la naissance jusqu’en 1935).

* Mary Lutyens, Krishnamurti : Les Années de l’Accomplissement, 1983 Mary Lutyens, Krishnamurti : The Years of Fulfilment, London : John Murray, 1983 : ISBN 0-7195-3979-X, Farrar, Straus, Giroux paperback : ISBN 0-374-18224-8, Avon Books 1991 reprint : ISBN 0-380-71112-5. (Couvre de 1935 à 1980).

* Mary Lutyens, La Porte Ouverte, 1988. Mary Lutyens, The Open Door, London : John Murray, 1988 : ISBN 0-7195-4534-X. (Couvre de 1980 à 1986, la fin de la vie de Krishnamurti).

* Mary Lutyens, La Vie et la Mort de Krishnamurti, 1990 Mary Lutyens, The Life and Death of Krishnamurti, London : John Murray, 1990 : ISBN 0-7195-4749-0, Nesma Books India 1999 : ISBN 81-87075-44-9, ISBN 0-900506-22-9, Aussi publié sous le titre : Krishnamurti : Sa Vie et sa Mort, 1991 Krishnamurti : His Life and Death, 1991 St Martins Press 1991 : ISBN 0-312-05455-6. (Un abrégé de sa trilogie sur la vie de Krishnamurti).

D’autres biographies, mémoires, souvenirs.

Un bon nombre d’œuvres biographiques ont été publiées. La plupart le furent par des personnes qui ont connu Krishnamurti à un certain moment de sa vie, et/ou furent de proches collaborateurs durant des périodes de temps variables. Certaines de ces biographies se contentent de mentionner Krishnamurti au passage ; d’autres sont des travaux universitaires posthumes réalisés avec ou sans la coopération de personnes qui lui étaient proches. Les œuvres suivantes sont classées selon leur date de publication :

* Des Bougies au Soleil. Emily Lutyens, 1957 Candles in the Sun - Emily Lutyens, London : R. Hart-Davis, 1957. Philadelphia : Lippincott, 1957. (Intéressant mémoire écrit par la mère de Mary Lutyens, Lady Emily, qui fut en relation longue et très intime avec Krishnamurti).

* L’Enfance du garçon Krishnamurti. Russell Balfour-Clarke, 1977 The Boyhood Of J. Krishnamurti - Russell Balfour-Clarke, Bombay : Chetana, 1977 (Souvenirs d’un des jeunes théosophes à qui fut confiée l’éducation du jeune garçon Krishnamurti)

* Un Millier de Lunes : Krishnamurti à quatre vingt cinq ans. Asit Chandmal, 1985 One Thousand Moons : Krishnamurti at Eighty-Five - Asit Chandmal, Harry N Abrams, 1985 : ISBN 0-8109-1209-0

* Krishnamurti : Le Messie Réticent. Sidney Field et Peter Hay, 1989. Krishnamurti : The Reluctant Messiah - by Sidney Field, and Peter Hay, Paragon House Publishers ; 1st edition, 1989 : ISBN 1-55778-180-X

* La Vérité est un Pays sans Chemin : Un Voyage avec Krishnamurti. Ingram Smith, 1989 Truth Is A Pathless Land : A Journey with Krishnamurti - Ingram Smith, Theosophical Publishing House ; 1st edition, 1989 : ISBN 0-8356-0643-0. Egalement publié avec des œuvres supplémentaires et mises à jour, comme l’Esprit Transparent : Un Voyage avec Krishnamurti, (The Transparent Mind : A Journey with Krishnamurti, Edwin House, 1999 : ISBN 0-9649-2473-0)

* Krishnamurti : l’homme, le mystère et le message. Stuart Holroyd, 1991 Krishnamurti : the man, the mystery & the message - Stuart Holroyd, Element, 1991, paperback : ISBN 1-8523-0200-3

* Vies dans l’Ombre avec J. Krishnamurti. Radha Rajagopal Sloss, 1991 Lives in the Shadow with J. Krishnamurti - Radha Rajagopal Sloss, London : Bloomsbury, 1991. Reading, MA : Addison-Wesley, 1991. (Un regard critique sur la vie privée de Krishnamurti)

* Aimer et Quitter la Bonne Vie. Helen Nearing, 1992 Loving and Leaving the Good Life - Helen Nearing, White River Jct., VT : Chelsea Green, 1992

* Krishnamurti : 100 ans - Evelyne Blau - 1995 Krishnamurti : 100 Years - Evelyne Blau, Stewart, Tabori and Chang ; Reprint edition, 1995 : ISBN 1-55670-678-2

* Les Chroniques de la Cuisine : 1001 Déjeuners avec Krishnamurti. Michael Krohnen, 1996 The Kitchen Chronicles : 1001 Lunches with J.Krishnamurti - Michael Krohnen, Edwin House Publishing, 1996 : ISBN 0-9649247-1-4

* Krishnamurti et les Rajagopals - Mary Lutyens, 1996 Krishnamurti and the Rajagopals - Mary Lutyens, Ojai, CA : Krishnamurti Foundation of America, 1996 : ISBN 1-888004-08-8. (Contient une réfutation détaillée des allégations contenues dans le livre de Sloss, cité ci-dessus, rédigée ici par l’un des biographes autorisés de Krishnamurti)

* Une vision du Sacré. Mon Voyage Personnel avec Krishnamurti. Sunanda Patwardhan, 1999. A Vision of the Sacred : My Personal Journey with Krishnamurti - Sunanda Patwardhan, South Asia Books ; 2nd edition, 1999 : ISBN 0-14-029447-3

* Quand le Fleuve Rejoint l’Océan : Réflexions à propos de J. Krishnamurti - Giddu Narayan, and Chandramouli Narsipur,1999 As The River Joins The Ocean : Reflections about J. Krishnamurti - Giddu Narayan, and Chandramouli Narsipur, Edwin House Publishing, 1999 : ISBN 0-9649247-5-7

* La Beauté de la Montagne : Mémoires de Krishnamurti, Friedrich Grohe, 2001 The Beauty of the Mountain : Memories of Krishnamurti - Friedrich Grohe, The Krishnamurti Foundation Trust Ltd, 2001

*L’Etoile de l’Orient : Krishnamurti : L’Invention d’un Messie. Roland Vernon, 2001 Star In The East : Krishnamurti : The Invention of a Messiah -Roland Vernon, Palgrave, 2001 : ISBN 0-312-23825-8. Sentient Publications, 2002 : ISBN 0-9710786-8-8

Bibliographie

* Une bibliographie de la vie et des enseignements de Jiddu Krishnamurti - Susunaga Weeraperuma, 1974 A bibliography of the life and teachings of Jiddu Krishnamurti - Susunaga Weeraperuma, Brill, 1974.

* Supplément à une bibliographie de la vie et des enseignements de Jiddu Krishnamurti - Susunaga Weeraperuma, 1982 Supplement to A bibliography of the life and teachings of Jiddu Krishnamurti - Susunaga Weeraperuma, Bombay, Chetana, 1982 : ISBN 0-8618-6717-3

Autres Œuvres

Un certain nombre de livres, de monographies, de documents de recherche dans différentes disciplines etc, sont apparus au fil des ans, passant en examen différents aspects de Krishnamurti. Voici une sélection indicative. Veuillez garder à l’esprit que Krishnamurti lui-même n’a accepté aucuns interprètes, contemporains ou à venir.

* Krishnamurti et l’Unité de l’Homme. Carlo Suares, 1953 Krishnamurti and the Unity of Man - Carlo Suares, Chetana, Bombay, 1953

* Un Point sur Krishnamurti. Jacob Needleman, 1970 A Note on Krishnamurti (In The New Religions, by Jacob Needleman, Doubleday, N.Y., 1970)

* L’Esprit de J. Krishnamurti. Luis S. R. Vas, 1970 The Mind of J. Krishnamurti - Luis S. R. Vas, Jaico Publishing House, Bombay, 1971

* La Quête de l’Esprit Immobile : La Philosophie de Krishnamurti. Stuart Holroyd, 1980 The Quest of the Quiet Mind : The Philosophy of Krishnamurti - Stuart Holroyd, Aquarian Press 1980, paperback : ISBN 0-85030-230-7

* J. Krishnamurti et la conscience en action. J.A. D. Dhopeshwarkar, 1993 Krishnamurti and awareness in action - A. D. Dhopeshwarkar, Popular Prakashan 1993 : ISBN 8-1715-4759-1

* La vie intérieure de Krishnamurti : passion privée et sagesse pérenne. Aryel Sanat, 1999 The inner life of Krishnamurti : private passion and perennial wisdom - Aryel Sanat, Quest 1999 : ISBN 0-8356-0781-X. (Une investigation Théosophique sur Krishnamurti)
Note ACK : Aryel Sanat soutient en particulier la thèse que Krishnamurti était en lien avec les maîtres de la société Théosophique.

* La joie de vivre créatrice. Scaria Thuruthiyil, 1999 The joy of creative living - Scaria Thuruthiyil, LAS 1999 : ISBN 8-8213-0410-8

* La phénoménologie de la compassion dans les enseignements de Jiddu Krishnamurti. V. Boutte, 2002 The phenomenology of compassion in the teachings of Jiddu Krishnamurti - V. Boutte, Edwin Mellen Press 2002 : ISBN 0-7734-7090-5. (Un examen par la lentille de la Psychologie Phénoménologique)

Pour les liens externes, voir sur le site ACK
Le réseau dans le monde
et sur la page de Wikipedia (les articles Wikipedia évolue constamment, les références peuvent apparaître ou avoir disparue).

Sujets spécifiques

Les Œuvres de J. Krishnamurti du Projet Gutenberg (Works by J. Krishnamurti at Project Gutenberg) : (un seul livre en mai 2006) : L’éducation en tant que Service, (Education as Service) 1912, Rajput Press, Chicago. - [L’auteur de ce livre est aussi connu sous le nom d’ « Alcyone ». Il y a un très grand scepticisme parmi les biographes de Krishnamurti et parmi d’autres, sur le vrai rôle de Krishnamurti dans la production de cet ouvrage ainsi que dans celles d’autres œuvres du soi-disant « Alcyone ». Parmi les autres objections, le consensus des sceptiques considère ces œuvres comme de la littérature Théosophique.]

Quelques un des Premiers Discours et Textes - Tous à partir de 1928 - y compris le discours de clôture au Camp d’Ommen. A partir d’un site Web personnel.

Dissolution de l’Ordre de l’Étoile de l’Orient - 1929 discours dans lequel Krishnamurti dissout l’Ordre de l’Étoile

L’Essence de l’Enseignement (The Core Of The Teaching)- 1980 - déclaration écrite par Krishnamurti, incorporant les modifications qu’il a faite en 1983.

Krishnamurti et David Bohm - A partir du site web Ratical , avec des informations considérables, des commentaires et des liens sur Bohm et Krishnamurti.

David Bohm et Krishnamurti - Insights par F. David Peat, le biographe de Bohm, dans une interview à « Qu’est-ce que l’Illumination ? » (What Is Enlightenment ?) Magazine publié à partir du Printemps 1997. [Cherchez la section « Bohm et Krishnamurti »].

David Bohm et Krishnamurti - Article Critique par Martin Gardner à partir de juillet 2000 - Skeptical Inquirer (L’Enquêteur Sceptique)

Krishnamurti et son impact sur l’éducation. Un article de 2001 publié dans un journal de l’UNESCO par le sociologue et éducateur Meenakshi Thapan. [Article au format pdf]

Une Critique de Krishnamurti - Un article très critique à partir du site Web « Mettre à nu les Gourous » (« Stripping The Gurus »), basé sur un chapitre du livre du même nom. [Notez que cet article est presque entièrement composé de citations d’autres œuvres et de comptes-rendus d’une troisième personne].

Le Cas Krishnamurti - Une interprétation par l’occultiste Samaël Aun Weor à partir du site web « Gnostic Teachings » : « Les Enseignements Gnostiques »

Un répertoire Krishnamurti

Le réseau d’information Krishnamurti

Pages sur Krishnamurti du site web « The Quest » (« La Quête »)

Rencontre avec Jiddu Krishnamurti - Commentaire d’un site Internet Tamoul [désigné sous un autre nom]

Pages sur Krishnamurti par un membre de la Société Théosophique

Articles sur Krishnamurti orientés « Théosophie » - à partir du site web « Alpheus »

Le site web « Jiddu - krishnamurti.net ». Texte intégral de conférences et de livres, avec forum.

Série de textes sur Krishnamurti - Une série exhaustive de textes des oeuvres de Krishnamurti, semblable à celle du site ci-dessus : Jiddu - krishnamurti.net

Citations et commentaires tirés du site web « Infrequently Asked Questions » (Questions Rarement Posées)

Site en langue espagnole avec de nombreux livres de Krishnamurti numérisés en anglais


Notes de bas de page

1. Krishnamurti : Les années de l’Eveil (The Years of Awakening), par Mary Lutyens, Discus Books réimpression 1983, p. 1. Marie Lutyens a été désignée comme biographe autorisée et fut une personne de confiance très proche de Krishnamurti.

2. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Discus, p. 1. Voir « ... En tant que huitième enfant, qui se trouve être un garçon, en accord avec la pratique commune hindoue, il lui fut donné un nom emprunté à Sri Krishna. »
Note ACK : Krishnamurti est venu au monde dans la “puja”, salle de prière des familles Brahmane. Mary Lutyens et Pupul Jayakar mentionnent ce fait dans leur biographie. Pupul Jayakar insiste pour dire que c’est un point omis par les autres biographes et qui a son importance. Un astrologue renommé lui établit son horoscope et lui annonça qu’il deviendra quelqu’un de “grand et renommé” (Mary Lutyens T1 p.14)

3. Mary Lutyens, « L’Eveil » (« Awakening »), chapitre 1

4. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Discus, p. 5. Mémoire de Citations de Krishnamurti, « ... je peux dire que je l’ai souvent vu [ma mère] après sa mort. »

5. Krishnamurti était très proche de sa mère (qu’il a décrite comme ayant eu aussi des expériences psychiques) et fut fortement affecté par son décès. Voir Lutyens, « L’Eveil », Discus, p. 5
Note ACK : Il faut souligner la relation très privilégiée que Krishnamurti a eu avec sa mère, compte tenu de la sensibilité de celle-ci, et liée à son état de santé qui l’empêchait de suivre assidûment l’école. Pupul Jayakar en parle dans son livre.

6. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Discus, p. 7, voir « ... La Théosophie a embrassé toutes les religions »

7. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Discus, p. 8

8. Selon la tradition occulte / théosophique, les « auras » sont des émanations invisibles liées au prétendu plan d’existence « subtil » de chaque individu, ainsi qu’à son plan « normal ».

9. Krishnamurti : Les Années de l’Eveil (« The Years Of Awakening »), par M. Lutyens, Farrar, Strauss et Giroux relié édition, p. 21. Description de Leadbeater relatée à l’assistant Ernest Wood.

10. Mary Lutyens, « L’Eveil » (« Awakening »), Farrar, Straus relié, p. 21. Leadbeater était un personnage fascinant et complexe, qui resta un mystère, même pour ceux qui étaient proches de lui.

11. Krishnamurti : « A Biography », par Pupul Jayakar, Harper & Row 1986, édition reliée. Pupul Jayakar, l’une des biographes autorisées, et proche confidente de Krishnamurti, qui dans le chapitre 2, interroge longuement le compte rendu sur l’apparence physique du garçon Krishnamurti, et laisse supposer que l’arrière plan culturel des théosophes Anglais pourrait avoir influencé leurs impressions. Elle considère le jeune Krishnamurti « beau », en se fondant sur des photographies contemporaines. Même si tel était le cas, on pourrait dire que Krishnamurti a été « choisi » en dépit de l’arrière plan culturel des théosophes’, plutôt que à cause de cela.

12. Pupul Jayakar, « Krishnamurti », p. 28. Krishnamurti dans les conversations privées pendant ses dernières années se serait souvent référé à cette « vacuité », la considérant comme fondamentale pour la suite de son développement. Apparemment, Leadbeater le pensait aussi, mais pour des raisons différentes.

13. Journal de Krishnamurti : 15/09/1973

14. Selon la doctrine théosophique, « l’Instructeur du Monde » est un personnage « messianique » correspondant aux aspects du Christ, de Maitreya, et des Avatar (dans la religion Hindouiste, Avatar signifie un dieu incarné), parmi d’autres et les combinant. Un fondateur de la Société Théosophique, H. P. Blavatsky, a révélé à sa mort à ses collaborateurs privilégiés que le but ultime de la Société était de préparer la voie à cette « imminente » arrivée.

15. Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Farrar, Straus relié, p. 46

16. Voir aussi Ordre de l’Étoile pour la liste des « 6 principes » de l’Ordre

17. Pupul Jayakar, « Krishnamurti », chapitre 3

18. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Farrar, Straus relié, les pages 56 & 59, chapitres 5 à 7

19. Partie de la controverse dans le rôle de Leadbeater. Il avait la réputation de se trouver en compagnie de jeunes garçons, et il y eut des ragots concernant des abus. Cela fut catégoriquement rejeté par Annie Besant, mais la rumeur perturba énormément le père de Krishnamurti. Voir Marie Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Discus, p. 15

20. Le suffixe « -ji » dans le nom hindou est un signe d’affection et / ou de respect.

21. Pupul Jayakar, « Krishnamurti », chapitre 3

22. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Farrar, Straus relié, chapitre 07

23. L’Etoile de l’Orient : L’Invention d’un Messie (« The Invention of a Messiah »), par Roland Vernon, Palgrave 2001, p. 57.

24. Vernon, « L’Etoile de l’Orient », Palgrave, p. 53

25. Vernon, « L’Etoile de l’Orient », Palgrave, p. 52

26. Mary Lutyens, dans « L’Eveil »(« Awakening ») (Farrar, Straus), traite longuement de ces questions, voir en particulier les chapitres 10 à 15. Vernon, dans « L’Etoile de l’Orient » (Palgrave), offre un résumé concis dans les chapitres 5 et 6

27. Mary Lutyens, « Accomplissement »(« Fulfilment »), Farrar, Straus relié, p. 6

28. Pupul Jayakar, « Krishnamurti », à partir de p. 46

29. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening ») , Farrar, Straus relié, p. 152 à partir

30. Le monde dans son ensemble, découvrit tout d’abord les détails et les descriptions de première main du « processus » en 1976, avec la publication de « Carnet de Krishnamurti » : « Krishnamurti’s Notebook » - Publications de l’Amérique. Il consiste en un journal que Krishnamurti a tenu entre juin 1961 et mars 1962.

31. Krishnamurti et les autres avec lui (Nitya, deux éminents théosophes, et Rosalind Williams, une jeune Américaine, qui aurait joué un rôle important dans la vie de Krishnamurti) donnèrent chacun, presque en temps réel, des comptes rendus détaillés de l’incident de 1922.

32. « ... Il y avait un homme qui réparait la route ; Cet homme c’était moi-même ; la pioche qu’il tenait c’était moi-même ; la pierre même qu’il brisait était une partie de moi ; le tendre brin d’herbe était mon être-même, et l’arbre à côté de l’homme était moi-même. ... J’étais en tout, ou plutôt tout était en moi, l’inanimé et l’animé, la montagne, le ver, toutes choses qui respiraient. Tout au long de la journée je suis resté dans cet heureux état. » Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Farrar, Straus relié, p. 158. Extrait d’un compte-rendu écrit de Krishnamurti, maintenant dans les Archives de Krishnamurti, Fondation Krishnamurti en Amérique.

33. Nitya, et R. Williams, eurent aussi, de leur côté, leurs propres expériences extatiques, qu’ils ont décrites dans leurs comptes-rendus.

34. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Farrar, Straus relié, p. 159-160. Extrait de compte-rendu écrit de Krishnamurti, maintenant dans les Archives de Krishnamurti, Fondation Krishnamurti en Amérique

35. L’un des avis les plus fréquemment mis en avant est que celui-ci constitue le prétendu « éveil de la kundalini », un processus qui, dans le mysticisme hindou, culmine dans la conscience transcendante. (voir Pupul Jayakar, « Krishnamurti », p. 46, note de bas de page). D’autres avis sur cela en des termes freudiens : Une théorie, exposée dans la Revue Théologique de Harvard (Harvard Theological Review) « Union Mystique et Douleur : le Ba’al Shem Tov et Krishnamurti »( « Mystical Union and Grief : the Ba’al Shem Tov and Krishnamurti », Juillet 1993, v86 n3), fait valoir que cela était essentiellement une projection de la souffrance accumulée par Krishnamurti à la mort de sa mère. D’autres encore l’ont considéré comme un événement purement physique centré sur une maladie ou un traumatisme. En ce qui concerne Krishnamurti, il avait rencontré la Vérité.

36. Vernon, « L’Etoile de l’Orient », Palgrave, p. 131-132. Voir aussi Lutyens, « Accomplissement » (Farrar, Straus), p. 6-8, pour la description de Krishnamurti comme « ... nouvelle stature et nouvelle autorité. » Lutyens ajoute, dans une phrase quelque peu confuse, que (en raison du processus) « Il est devenu moins vague et plus beau. »

37. Krishnamurti, dans son « Carnet »(« Notebook »), suggère fortement que ces expériences, se poursuivent sans relâche à l’époque de ses écrits au début des années 1960, et ont servi de facilitateurs, et de conduits à l’ « enseignement » et à sa présentation au public.

38. Mary Lutyens, « L’Eveil » (« Awakening »), Farrar, Straus relié, p. 219, Krishnamurti décrivant sa conviction que « ... Nitya était essentiel pour la vie et la mission de K, et que, par conséquent, il ne serait pas autorisé à mourir. » Ailleurs, Lutyens’ évoque les « promesses » des théosophes au sujet de l’importance de Nitya pour la mission. »
Note ACK : Dans le contexte de ce décès, il faut noter la promesse faite pas les “voyants” de la Société Théosophiques, garantissant à K. que son frère survivrait en son absence. Cet événement fait l’objet d’une description précise dans les biographies de Mary Lutyens et Pupul Jayakar, et semble avoir joué un rôle majeur dans les décisions qui font suite dans la vie de K.

39. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Farrar, Straus relié, 220 p.

40. Krishnamurti écrit dans le bulletin de l’Ordre de l’Étoile : Le Messager de l’Étoile,(The Herald of the Star - janvier 1926)

41. Certaines sources indiquent à tort la date du 2 août

42. Lire ici le texte intégral : Le Discours de la Dissolution (***Lien à reporter)

43. Mary Lutyens « L’éveil »(« Awakening »), Farrar, Straus relié, chapitre 33, également lien en ligne dans la note précédente

44. Mary Lutyens « L’Eveil »(« Awakening »), Farrar, Straus relié, chapitre 33, également en ligne lien dans la note précédente

45. Mary Lutyens « L’Eveil »(« Awakening »), Farrar, Straus relié, p. 278

46. Page 83, The Life and Death of Krishnamurti. (La Vie et la Mort de Krishnamurti).

47. Se libérer du Connu (Freedom from the Known), par Jiddu Krishnamurti, édité par M. Lutyens, Harper SanFrancisco 1969, p. 21

48. Mary Lutyens, « L’Eveil »(« Awakening »), Farrar, Straus, relié, chapitre 34, également Pupul Jayakar, « Krishnamurti » pages 79 à 85

49. Voir la chronologie et le calendrier annuel parlant : Chronologie (***Lien à reporter)

50. Monastère au Sens Noble en Sanscrit, Arya Vihara a été une partie rajoutée plus tard à la propriété d’Ojai qui a été la résidence officielle de Krishnamurti. Voir Lutyens, « Accomplissement »(« Fulfilment ») Ojai , Farrar, Straus relié, p. 7

51. Mary Lutyens, « Accomplissement »(« Fulfilment »), Farrar, Straus relié, p. 59-60. Initialement, Krishnamurti (avec Rajagopal et d’autres) était un administrateur de KWINC. Finalement, il a cessé d’être administrateur, laissant la Présidence à Rajagopal - un tournant des événements qui selon Lutyens, a constitué « ... une circonstance qui devait avoir les conséquences les plus malheureuses. »

52. Pupul Jayakar, « Krishnamurti », p. 142

53. A partir de la Liberté Totale (« From Total Freedom »), par J. Krishnamurti, édité par Mary Cadogan et coll, HarperSanFrancisco 1996, p. 257. [Cet article est extrait de l’original de la version originale de 1980 de la déclaration. La déclaration a ensuite été éditée par Krishnamurti]

54. Voir le texte intégral ici : L’essence de l’Enseignement (« Core of the Teaching ») [Il est à noter que dans cette version de 1983 de la déclaration certains libellés ont figuré dans l’édition de Krishnamurti] (***lien)

55. Voir la transcription ici : conférence à l’ONU et session Q+R (***lien)

56. Le Futur est maintenant (« The Future Is Now ») : Dernières conférences en Inde, par J. Krishnamurti, HarperCollins, 1989. Voir également une transcription non éditée ici : Madras 04/01/1986

57. Mary Lutyens, « Accomplissement »(« Fulfilment »), Farrar, Straus relié, p. 171, déclaration de Krishnamurti publiée dans le Bulletin de la Fondation, 1970.

58. Mary Lutyens, « Accomplissement »(« Fulfilment »), Farrar, Straus relié, 233 p.

59. « The Life and Death of Krishnamurti », (La vie et la mort de Krishnamurti) Mary Lutyens, p. 206. Paroles de Krishnamurti extraites d’une cassette-audio enregistrée le 7 février 1986 : « Je leur disais ce matin, pendant soixante-dix ans cette super-énergie - non - cette immense énergie, immense intelligence, a utilisé ce corps. Je ne pense pas que les gens réalisent quelle formidable énergie et intelligence est passée à travers ce corps. ... Personne, à moins que le corps n’ait été préparé, très soigneusement, n’ait été protégé et ainsi de suite, personne ne peut comprendre ce qui est passé par ce corps. Personne. Que personne ne le prétende. Personne. Je le répète : personne parmi nous ou parmi le public ne sait ce qui s’y est déroulé. ... Vous ne trouverez pas un autre corps de ce genre, ou le cas de cette intelligence suprême opérant dans un corps avant nombre de siècles . Vous ne le verrez pas de nouveau. Quand il s’en va, il s’en va. »

60. Mary Lutyens, « Accomplissement » (« Fulfilment ») Farrar, Straus relié, 119 p.

61. On pourrait considérer cette ligne de raisonnement comme une nouvelle affirmation de sa déclaration qu’il n’existe pas de méthode spéciale, d’éducation, ou de technique dans la poursuite de la compréhension de l’enseignement. Voir Mary Lutyens, « Accomplissement »(« Fulfilment ») Farrar, Straus relié, p. 119, référence pour Columbus

62. Mary Lutyens, « Accomplissement »(« Fulfilment »), Farrar, Straus relié, 225 p.

63. Pupul Jayakar, « Krishnamurti », p. 309-310

64. Mary Lutyens, « Accomplissement »(« Fulfilment »), Farrar, Straus relié, p. 229-230. Krishnamurti parlait souvent de lui-même à la troisième personne, cela commence, selon Lutyens, juste après la première apparition du « processus » en 1922. Il a également souvent fait remarquer à des amis, sans beaucoup d’explications, qu’il s’est senti « protégé » par « quelque chose » ou par « quelqu’un » tout au long de sa vie.

65. Vernon, « L’Etoile de l’Orient » (« Star In The East »), Palgrave, p. 251

66. Une manière de vivre totalement différente. (« A Wholly different way of living »), Krishnamurti Foundation Trust

67. Page 54, Questions et réponses (« Questions and Answers »), Krishnamurti Foundation Trust

68. Page 187, L’Urgence du changement.( « The Urgency of Change »)

69. Page 66, Au-delà de la Violence.(« Beyond Violence »)

70. Page 281, Le Premier Pas est le Dernier Pas. (The First Step is the Last Step)

71. Krishnamurti, « Se Libérer du Connu »(« Freedom from the Known »), p. 116

72. Meditations (« Meditations »), par J. Krishnamurti, édité par Evelyne Blau, Préface Shambhala 2002.

73. Krishnamurti, « Méditations » (« Meditations »), p. 105

74. Quand le Fleuve rejoint l’Océan (« As the River Joins the Ocean »), Page 64.

75. Une pratique relativement récente des Fondations, la publication de « compilations » de citations de Krishnamurti et de courts passages tournant autour d’un thème similaire, mais à partir de textes disparates, a suscité des plaintes de certaines personnes qui estiment que ce traitement réduit les enseignements à des « portions » facilement digestibles. Voir également la page de discussion de cette rubrique.

76. Un des projets les plus récents est une Académie de l’Enseignant (Teacher’s Academy), à l’école de Oak Grove à Ojai, une introduction à la philosophie holistique de l’éducation de Krishnamurti ciblées sur les éducateurs.

77. Krishnamurti 100 ans, p. 233.

78. Selon son collaborateur Maurice Frydman, Maharshi a convenu que « comme le Bouddha », l’enseignement de Krishnamurti a été « au-delà de l’expression .... » Extrait d’entretiens avec Sri Ramana Maharshi, p. 155. Frydman, (orthographié Friedman par Pupul Jayakar dans « Krishnamurti »), est devenu de longue date un proche collaborateur de Krishnamurti.

79. Un gourou féminin ayant un grand nombre de disciples dans le Nord de l’Inde, voir Pupul Jayakar, « Krishnamurti », p. 144

80. Pupul Jayakar, « Krishnamurti », p. 144

81. Les deux hommes eurent un bon rapport et une admiration mutuelle. Le Dalaï Lama a décrit Krishnamurti comme une « merveilleuse âme ». Krishnamurti a beaucoup apprécié la compagnie du Lama, et de son propre aveu n’a pas pu apporter ses points de vue « anti-gourou », compte tenu des sentiments du Lama.

82. Samaël Aun Weor [1959] (2007). « Le Cas Krishnamurti »(« The Krishnamurti Case »), Notions Fondamentales d’Endocrinologie et de Criminologie. Thelema Press.

83. On ne voit pas comment une telle évaluation de l’état d’un individu peut actuellement, ou jamais, être faite d’une manière qui ne soit ni subjective, ni fondée sur des critères construits artificiellement.

84. Aimer et Quitter la Bonne Vie (« Loving and Leaving the Good Life ») - Helen Nearing, White River Jct. , VT : Chelsea Green, 1992. Krishnamurti est tombé amoureux d’Helen Knothe dans les années 1920 ; son impression de son incapacité à nouer des relations personnelles a vraisemblablement été un développement ultérieur.

85. Roland Vernon, dans l’’Etoile de l’Orient (« Star in the East »), (voir la section « Autres Biographies »), s’interroge sur l’impact ultime des révélations par rapport au travail du corps de Krishnamurti dans son ensemble.

86. Rajagopal était à la tête de « Krishnamurti Écrits, Inc », une société créée après la dissolution de l’Ordre de l’Étoile, pour publier les conférences de Krishnamurti, les discussions, et d’autres écrits.

87. Mary Lutyens a placé de manière prépondérante la responsabilité de l’acrimonie des poursuites judiciaires et des dommages causés à la réputation de Krishnamurti, sur l’animosité personnelle des Rajagopals suite à la perte de leur influence dans la vie de Krishnamurti.

88. Le Potentiel Infini (Infinite Potential) : La vie et l’époque de David Bohm (« The Life and times of David Bohm »), F. David Peat, Addison Wesley, 1997. Bohm fut également bouleversé lorsque Krishnamurti prit plus ou moins brutalement de lui-même ses distances, en conséquence du fait que Bohm était devenu trop dépendant de lui. Selon ses biographes, Krishnamurti aurait, d’après certaines informations, souvent employé cette tactique dans des situations similaires de perception d’une dépendance. Voir aussi en ligne l’entrevue avec F. David Peat dans les Liens Externes / Section des Sujets Spécifiques (External Links/Specific Subjects section)


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Krishnamurti_biographie_Wikipedia_vf
Traduction française de la biographie Wikipedia de Krishnamurti au format .pdf

Ce texte a été traduit à partir de Wikipedia sous licence GNU. La liste des auteurs est visible sur l’historique de l’article original.





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