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W0710 - Paris - Rencontre thématique au Centre de Documentation Krishnamurti : Le samedi 6 octobre 2007 de 14h30 à 17h00. En quoi le dialogue peut-il autoriser la méditation ?



Rencontre thématique

Au Centre de Documentation Krishnamurti

« Rencontres, Dialogues et Méditation »

"Les rencontres peuvent-elles être autre chose que des mises en scène de nos savoirs ?
En quoi le dialogue peut-il autoriser la méditation ?
Qu’est-ce dans notre vécu que la méditation ?"

Le samedi 6 octobre 2007 de 14h30 à 17h00
(Après l’Assemblée Générale de 9h30 à 13h00 et le repas de 13h00 à 14h30)

Avec en préambule : l’écoute d’une vidéo (30 min)


Les rencontres peuvent-elles être autre chose que des mises en scène de nos savoirs ?
En quoi le dialogue peut-il autoriser la méditation ?

Voici un texte indiquant que K considérait comme possible de « penser ensemble », de « résoudre ensemble le problème de l’homme... et qu’il considérait ce moment de partage comme »une coopération pour examiner, pour explorer et agir ensemble".

« Se rencontrer » : est-ce « penser ensemble » : « est-ce autre chose que mettre en scène nos savoirs » ? « Penser ensemble » est-ce méditer ? Qu’est-ce que cela suppose ?
« En quoi le dialogue peut-il autoriser la méditation » ?

« Pour observer clairement, il faut être libre de regarder, c’est évident. Si l’on s’accroche à ses expériences, à ses jugements et à ses préjugés personnels, alors il n’est pas possible de penser clairement. La crise mondiale qui est là devant nous, demande, exige que nous pensions ensemble, afin de résoudre ensemble le problème de l’homme sans se référer à une personnalité, un philosophe, un gourou particulier. Nous essayons d’observer ensemble. Il est important de se souvenir constamment que l’orateur ne fait qu’indiquer quelque chose que nous examinons ensemble. Ce n’est pas à sens unique mais c’est plutôt une coopération pour examiner, pour explorer et agir ensemble.
Il est très important de comprendre que notre conscience n’est pas notre conscience individuelle. Notre conscience n’est pas seulement celle d’un groupe, d’une nationalité, etc. en particulier, mais c’est aussi tout le tourment, le conflit, la détresse, la confusion et la peine de l’homme. Nous examinons ensemble cette conscience humaine, qui est notre conscience, pas la vôtre ou la mienne, mais la nôtre. »

P.-S. La nature de la pensée. Causerie de Saanen N°3 (Suisse) 1981 - Presses du Chatelet. Pages 57 et 58.


Pour qu’il y ait méditation dans le dialogue, il importe qu’il ne soit pas entravé par la peur : Est-il possible de « penser ensemble » sans peur ? Sans gaspiller notre énergie dans la peur ?

« ... N’arrive-t-il pas que l’on est animé d’un surcroît d’énergie ? On se sent davantage capable d’agir, on a plus d’élan, plus d’intensité, plus de vitalité. Si ce n’est pas cela que vous ressentez, c’est que vous n’avez pas rejeté le fardeau, c’est que vous ne vous êtes pas débarrassés du poids mort de l’autorité.
Mais lorsqu’on s’en est débarrassé et que l’on possède cette énergie en laquelle ne subsiste aucune peur, aucune crainte de se tromper, de ne pas savoir choisir entre le bien et le mal, cette énergie n’est-elle pas, alors, la mutation ? Une immense énergie nous est nécessaire, et nous la dissipons dans la peur ; mais lorsque cette vitalité survient du fait que nous avons rejeté la peur sous toutes ses formes, c’est elle-même, cette énergie, qui provoque en nous une révolution radicale : nous n’avons pas à intervenir du tout. »

J. Krishnamurti Se libérer du connu Chapitre 1 (p. 16-17)


« Qu’est-ce dans notre vécu que la méditation ? »
La vérité est-elle réservée à quelques élus ?

« Prasad - Selon vos dires, votre enseignement ne s’adresse pas à quelques êtres tirés sur le volet, mais bien au plus grand nombre.. Par le truchement de vos conférences, des milliers de gens à travers le monde ont pu écouter votre parole. Mais cette égalité des chances est loin d’avoir engendré l’éveil de tous. Seul un petit nombre d’adeptes semble avoir atteint ce seuil décisif. Et il en va de même à toutes les époques. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Krishnamurti - Briser le carcan des habitudes n’est pas chose facile. L’homme se soumet à un modèle, tombe dans une sorte de léthargie et évite soigneusement tout ce qui peut le remettre en question. Au fond, les gens cultivent l’amertume et le cynisme. D’un point de vue psychologique, rares sont ceux qui veulent la liberté. Certes, chacun aime être libre d’agir à sa guise - mais qu’en est-il de la liberté intérieure ? Celle-ci demande un long et patient travail d’exploration de soi. Détruire le vieux cocon exige une énergie phénoménale.
En vérité, la plupart des gens qui assistent à mes conférences sont surtout poussés par la curiosité. Combien d’entre eux entendent vraiment mener une vie juste et droite ? Combien sont prêts à faire l’expérience de ce que je leur transmets, à le mettre en pratique dans leur vie ?
Aujourd’hui, le matérialisme règne en maître. A l’instar du football en Europe, l’argent est devenu le nouveau dieu du panthéon indien. La « bonté », le « bien » sont considérés comme des valeurs démodées. Qu’est-ce qu’être bon, pourtant, sinon être holistique - autrement dit, ne pas se mettre en contradiction avec soi-même. »

Ultimes paroles. Entretiens avec Lakshmi Prasad de 1981 à 1985. Pages 53 et 54. Editions Albin Michel - collection Espaces libres. 1997





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